Ainsi, pour O. Nacer, père de famille et commerçant de son état, “j’ai été volé trois fois, la 1re dans mon magasin où on m’avait dérobé des habits d’une valeur de près de 40 millions de centimes en 97, la 2e en 1999, c’est mon dépôt qui a été visité et la moitié a été emportée par les voleurs et la 3e fois c’est le 4 du mois courant où une presse à café à 4 bras, un moulin à café et des cartouches de cigarettes ainsi que des denrées alimentaires (conserves) ont été volées de mon café au centre commercial sis au chef-lieu de l’APC. Pour ce dernier vol, j’ai pu récupérer la presse et le moulin à café et ceci en présence d’éléments de la gendarmerie de Tassaft, qui étaient venus, en civil, constater les faits suite à l’intervention du maire.” De son côté, M. Djamal, un éleveur de bétail, nous dira : “Mon associé a été victime du vol de trois vaches d’une valeur de 30 millions de centimes, 15 jours avant le mois de carême dernier, un mois plus tard c’étaient 10 moutons qui avaient été volés ; mon associé, un pauvre malheureux que j’avais voulu aider est maintenant endetté et moi je ne sais que faire. Quant au 3e vol, il avait eu lieu le 6 décembre de l’année dernière où 40 têtes de bétail et un veau m’avaient été dérobés à 50 m des sièges de l’APC et de la garde communale près de la base 4. Comme mon ami Nacer, le butin du dernier vol, je l’avais récupéré au compte-gouttes car ayant reçu un appel anonyme disant que le bétail se trouvait à Tala Mansour, commune de Bounouh, dans une écurie et le lendemain, j’avais tout récupéré”. Ces deux victimes avaient bien sûr porté plainte auprès de la gendarmerie et du tribunal, mais Djamal, lui, avait déposé une autre plainte pour coups et blessures. “Lorsque j’avais déposé une plainte, je ne l’avais pas déposé contre X, mais j’avais cité les noms des deux voleurs, et l’un des deux m’avais carrément agressé devant le siège de la mairie avec un couteau à cran d’arrêt, on m’avais fait 8 points de suture”.Ce ne sont pas les seuls méfaits qui ont été commis dans cette commune, puisqu’en plus des vols de bétail et de magasins, les chantiers n’ont pas été épargnés, ainsi au village de Tala N Tazert, la bétonnière d’un entrepreneur de la région, a été dépouillée de son moteur. A Ighil N Sedda, des pieds droits métalliques et des cisailles ont été volés de deux chantiers, cela sans parler des différents véhicules qui avaient fait l’objet de vols dans la commune, à l’exemple de ce citoyen à qui un fourgon Renault Trafic et une petite voiture ont été volés, le dernier vol de véhicule en date est une Renault 4.Signalons que d’après ces victimes, les auteurs de ces multiples vols sont connus au niveau des villages et même des services de sécurité. Notons aussi qu’au courant de l’année 2005, pas moins de sept vols ont été enregistrés dans la commune d’Iboudraren. Par ailleurs, selon nos interlocuteurs, ils n’ont trouvé aucune aide auprès des services de sécurité de la localité, ainsi les éléments de la brigade de la gendarmerie de Tassaft auraient demandé aux plaignants qu’une pétition signée par les citoyens leur soit adressée afin qu’ils (les gendarmes) puissent sortir de leurs brigades où ils sont cantonnés depuis les évènements du Printemps noir, quant à la garde communale leur travail “se limiterait à la lutte antiterroriste”. Et la question que tous les citoyens se posent, est : quand est-ce que le simple citoyen sera en sécurité ?
M. A. B.
