Le directeur de l’Actel d’Amizour rétabli dans ses droits

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La forte mobilisation citoyenne de soutien qui s’est formée autour du directeur de l’Actel d’Amizour, suspendu par sa hiérarchie le 11 février dernier, a fini par payer. En effet, Zenati L’Hacene, car c’est de lui qu’il s’agit, vient d’être rétabli pleinement dans ses droits par la direction d’Algérie télécom. Mieux, il a été promu au grade de cadre de l’entreprise, a indiqué M. Zenati dans une lettre de remerciement adressée à tous ceux qui l’ont soutenu dans son combat « contre l’injustice ». « Grâce à votre soutien et à votre mobilisation depuis le 11 février, date à laquelle il a été mis fin à mes fonctions de directeur de l’Actel, j’ai l’honneur de vous annoncer que toutes les démarches que nous avons menées ensemble ont abouti à ma réhabilitation dans mes droits et à ma promotion », s’est réjoui M. Zenati, tout en précisant que cette solidarité avait « renforcé (sa) détermination à résister et à (se) battre contre l’arbitraire et faire face à une opération éhontée de règlement de comptes ». Pour rappel, le directeur de l’Actel a été destinataire, le 11 février dernier, d’une décision indiquant sa suspension pour des raisons disciplinaires. M. Zenati avait crié alors à « l’arbitraire et à un règlement de compte ». « Cette suspension n’a aucun fondement. Je suis victime d’un règlement de compte pour avoir osé dénoncer le favoritisme du directeur des opérations des télécommunications de Béjaïa, qui a marginalisé l’Actel d’Amizour au détriment des autres agences », a-t-il affirmé à notre journal, au lendemain de sa suspension. Notons, par ailleurs, que l’Actel d’Amizour, fermée par un collectif composé de pas moins de six associations locales, en guise de soutien à M. Zenati, a été rouverte, hier, après presque deux mois de fermeture.

Boualem Slimani

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