10 à 15 fermes aquacoles d’ici 2020

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La sardine devra encore être cédée à des prix élevés, du moins pour quelque temps.

C’est ce qu’a affirmé hier, M. Abdelhafidh Belaïd, directeur local du secteur de la pêche qui parle de hausse saisonnière encouragée par certains autres facteurs, dont la hausse de la consommation de la sardine ainsi que la spéculation sur les marchés. Hier et avant-hier, le prix moyen de la sardine variait entre 450 et 500 DA. Selon le directeur local du secteur de la pêche, les prix affichés sont certes élevés, mais la hausse est de saison. En effet, M. Abdelhafidh Belaïd qui nous a reçus, hier, au siège de la direction, a affirmé qu’il s’agit là d’un «phénomène cyclique où il y a une baisse de la production comme c’est le cas pendant la saison hivernale». Le directeur dira ainsi : «Nous sommes en pleine mauvaise saison en terme d’offre». Une période qui devrait encore durer un peu, au grand dam des ménages qui ont, pour certains, rayé les menus poissons de leur liste gastronomique à cause de la cherté de ce produit. Le directeur du secteur dira que « ce n’est qu’à compter du mois de juin qu’il faudra s’attendre à une baisse relative du prix de la sardine». Il souligne néanmoins que la baisse de la production n’est pas le seul facteur mis en cause dans cette hausse des prix observée au niveau des étales à sardine, puisque la demande sur le produit n’est pas la même qu’il y a quelques années. Chose qui, d’après la même source, laisse place à la loi de l’offre et de la demande qui intervient dans la fixation des prix. D’après lui, si la production nationale en petit pillage est estimée à quelques 100 mille tonnes/an, alors que la demande nationale, elle, a atteint les 200 mille tonnes/an. D’autre part, le directeur du secteur de la pêche de Tizi-Ouzou a rappelé l’impacte de la spéculation sur les marchés. Une pratique qui touche pratiquement tous les produits mis en vente et face à laquelle le poisson n’est jamais à l’abri une fois sorti du port. Dans un autre registre, celui des solutions proposées pour parer, un tant soit peu, à cette hausse des prix de la sardine, M. Belaïd revient sur le programme national initié par le ministère de la Pêche et des ressources halieutiques, à savoir encourager l’aquaculture en Algérie. «Le programme Aqua-pêche 2020 a pour but d’assurer le déficit en matière de production, en assurant une production de pas moins de 100 mille tonnes par an», explique le responsable. Il enchaine en affirmant que «Tizi-Ouzou a pour projet de suivre la cadence et prévoit d’atteindre entre 10 à 15 fermes aquacoles d’ici l’horizon 2020 ». D’ailleurs, ajoute la même source, «en plus de celle en activité à Azeffoun, quatre autres fermes sont prévues d’installation très prochainement». Abdelhafidh Belaïd explique qu’il s’agit de 2 fermes de pisciculture à Mazer avec une production (loups de daurade) de 1.670 tonnes et 600 tonnes annuellement. Les deux autres fermes prévues d’installation très prochainement seront dédiées à la conchyliculture (élevage de mollusque) à Sidi Khaled avec 200 et 50 tonnes de production annuelle. Ceci, en plus d’encourager l’aquaculture agricole dans les barrages, les retenues collinaires et autre bassins agricoles. Le directeur souligne, par ailleurs, que des actions vont être menées afin de parer à la spéculation, en créant des espaces dédiés spécialement à la vente de poisson au niveau des ports, comme il en existe déjà à Azeffoun. En attendant, les prix en hausse de la sardine vont encore s’imposer sur les étales, «en attendant une petite accalmie attendue pour les prochain mois», explique, optimiste, le directeur.

Tassadit Ch.

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