Éducation nationale : reprise des cours aujourd’hui après les vacances de printemps – La dernière ligne droite

Les élèves des classes de terminale, qui passeront leur examen du bac dans deux mois environ, reprendront leurs cours aujourd’hui, à l’instar des autres inscrits aux différents cycles de l’enseignement général, après 15 jours de repos. Au niveau de la wilaya de Boumerdès, comme dans d’autres régions du pays, les candidats aux épreuves du baccalauréat, toutes filières confondues, savent bien qu’ils seront confrontés, cette année, à de lourds handicaps dans différentes matières, et ce, en raison du débrayage de cinq semaines du Cnapest auquel s’ajoute les quinze jours des vacances du printemps, non exploités finalement pour le rattrapage des cours, surtout à cause du manque de coordination entre les administrations des lycées et les professeurs, nous a-t-on fait savoir. «Seulement huit semaines nous séparent du baccalauréat et mes chances de le décrocher ont déjà commencé à s’amenuiser depuis la fin du premier trimestre», s’inquiète un élève d’une classe de terminale, en filière de gestion. Il dira, sur un ton d’angoisse, qu’il s’est auto-évalué après ses notes de fin décembre dernier, mais sans pouvoir combler ses insuffisances particulièrement dans les matières à fort coefficient, comme la comptabilité et les mathématiques financières. «Pas question de baisser les bras», lancent certains de ses camarades, ayant déjà conçu un plan de révision du programme. Pas la peine de chercher à savoir si ces candidats suivent des cours de soutien ou non. A Boumerdès, du moins, la réponse est toujours affirmative. D’ailleurs, les établissements secondaires s’y vident, depuis quelques années, de leurs élèves de terminale à partir du mois de novembre, notamment dans les filières de lettres philosophie et de gestion. «On cherche plutôt des professeurs qui nous garantissent la réussite au bac, en nous habituant à la résolution des questions susceptibles d’être posées lors de cet examen et non ceux qui se contentent d’enseigner le programme en guise de préparation pour les prochains cursus», ajouteront, avec malice, d’autres candidats au bac, filière science. De nombreux enseignants, eux aussi, croient, au vu du précédent long débrayage, qu’ils n’ont d’autre choix que d’opter pour le côté pratique, en axant sur les exercices puisqu’il s’avère impossible de terminer le programme en s’adonnant aux cours théoriques. Chose facile à dire, mais difficile à exécuter, selon les pédagogues. Car, même si l’on a un petit groupe d’élèves, l’on ne peut attendre d’eux la résolution parfaite d’un quelconque exercice s’ils n’ont pas assimilé au préalable, les concepts qui s’y rapportent. D’ailleurs, ce côté pratique s’effectue souvent lors des séances de soutien parallèles, alors que les établissements publics semblent se confiner dans les leçons théoriques. Et le candidat au bac, anxieux, ne recherchera alors bien sûr que son intérêt.

Salim Haddou