Les postiers et les travailleurs de la Sonelgaz reviennent à la charge

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Les postiers et les travailleurs de la Sonelgaz ont décidé de passer à l’action. En effet, ils comptent organiser une action de protestation dans les prochains jours, pour faire aboutir leurs revendications. Après qu’ils ont unifié leurs forces, le syndicat national autonome des postiers (SNAP) et le syndicat national autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz, Sonelgaz, (SNATEG-S) ne comptent pas lâcher du lest. « Nous allons tenir une réunion, dans les jours qui viennent, pour décider d’une action de protestation commune, qui peut être une grève ou une série de rassemblements», a affirmé hier, Mourad Nekache, le président du SNAP. Selon ce dernier, cette décision est motivée par les licenciements «abusifs» dont ont fait l’objet des travailleurs des deux secteurs. «On dénonce les graves dépassements enregistrés dans les deux secteurs, dont sont victimes les travailleurs et particulièrement les syndicalistes», a martelé M. Nekache. Ce dernier a pointé du doigt les agissements «illégaux» de l’administration à l’égard des travailleurs, «notamment les conseils de discipline qui se font en infraction avec le règlement intérieur de l’entreprise d’Algérie poste», a-t-il encore expliqué. Le même responsable a tenu à souligner que cette action de protestation cible également à pousser les autorités publiques à donner une suite favorable aux revendications socioprofessionnelles des travailleurs. Il s’agit de l’amélioration des conditions de travail, la mise en place d’un système d’évaluation qui permet de déterminer le rendement collectif et individuel des travailleurs. «Depuis 2003, les primes de rendement sont attribuées pour les postiers d’une manière arbitraire, ce qui est inacceptable», a noté M. Nekache. Ce dernier appelle aussi à l’attribution des primes annuelles de  2013 et 2014. Il est utile de rappeler que les deux formations syndicales avaient créé un front commun, en mois de février passé pour défendre les droits des travailleurs des deux secteurs.

Samira Saidj

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