L’APC de Béjaïa semble décidée à réguler le trafic routier dans la commune du chef-lieu, à quelques semaines du début de la saison estivale. Après le lancement du projet d’installation des feux tricolores au niveau de 19 points du centre-ville, pour réguler la circulation automobile, les élus de la commune de Béjaïa ont consacré pas moins de deux milliards de centimes pour l’achat et la pose de ralentisseurs en caoutchouc. De technologie moderne, ces ralentisseurs seront installés, entre autres, à proximité des hôpitaux, des établissements scolaires, des édifices publics et des lieux de stationnements. Bien que la pose des dos-d’âne et ralentisseurs soit réglementée par des textes de lois, c’est plutôt l’anarchie totale qui caractérise leur placement sur la chaussée à travers les routes du chef-lieu de wilaya. Force est de constater que dans les villes comme dans les campagnes, l’installation des dos-d’âne n’obéit à aucune norme. Il y en a de toutes les formes. Parfois, l’on trouvera une dizaine de dos-d’âne sur un tronçon de 300 mètres ! Ces ralentisseurs en caoutchouc, une fois installés, mettront fin aux classiques et non moins esthétiques dos-d’âne en bitume ou même en béton armé. Pire, ces derniers sont parfois installés par des riverains sans l’autorisation ou l’aval des services concernés. Notons, par ailleurs, que ces deux projets, ralentisseurs et feux tricolores, entre dans le cadre de la réorganisation du trafic au centre-ville de Béjaïa. Durant la saison estivale et avec le rush des estivants, le chef-lieu de wilaya est quotidiennement étranglé par d’innombrables bouchons. Concernant l’installation des feux tricolores, l’APC de Béjaïa a consacré six milliards de centimes à titre de première tranche. Cette opération entre dans le cadre de la mise en service du nouveau plan de circulation de la ville de Béjaïa.
Boualem Slimani
