La dégradation de l’environnement dans la commune d’Ahnif (40 Kms à l’Est de Bouira) semble prendre des proportions alarmantes. L’envahissement par les détritus en tous genres des centres urbains et de la nature environnante ne s’estompe pas ; bien au contraire, il continue à mesure que l’incivisme et la démographie augmentent en parallèle ! C’est un décor pour le moins chaotique qui s’offre au visiteur dans cette contrée. Les exemples y sont légion, mais nous nous contentons de soulever quelques-uns. Comme à la cité de la gare, située en plein cœur du chef-lieu communal, où trône une décharge sauvage qui a débordé même sur une piste agricole la rendant, de ce fait, impraticable. Ce dépotoir se trouve alimenté chaque jour avec de nouvelles quantités d’ordures ménagères, sans que l’on pense à l’éradiquer, d’autant plus qu’il constitue une source nuisible pour les riverains, surtout à l’approche de la saison estivale, où les moustiques et les mouches y pulluleront, cela sans évoquer les rongeurs qui y ont nidifié! Dans le même contexte, il y a également cette poubelle qui commence à voir le jour à quelques mètres seulement de la RN5 derrière le relais du carrefour d’Ahnif. Ce coin est transformé depuis quelques semaines déjà en dépotoir, où les déchets ménagers s’y entassent en enflant au fil des jours. Néanmoins, le point noir dans tout cela demeure indubitablement cette immense décharge publique, située en aval du village Ahnif, en plein oued Sahel. Cet énorme dépotoir a fait couler beaucoup d’eau sous les ponts et surtout agace au plus haut degré les riverains, lesquels sont indisposés par les fumées des incinérations, ainsi que les odeurs pestilentielles qui se dégagent quotidiennement de ce lieu ! Sur un autre registre, le projet de réalisation d’un CET intercommunal, qui mettrait fin à cette situation cauchemardesque, se trouve toujours à la traîne, malgré sa grande utilité publique et sanitaire!
Y. Samir
