Le pays organisateur de la Coupe d'Afrique des nations de football (CAN-2017) sera connu, aujourd’hui, à l'occasion du vote du Comité exécutif de la CAF qui se tiendra au Caire.
L’Algérie, candidate aux côtés du Gabon et du Ghana, espère avoir les faveurs des électeurs afin d’accueillir la prochaine édition de la Coupe d’Afrique des nations, pour la deuxième fois de son histoire après celle organisée en 1990. C’est dire que tous les regards seront ainsi braqués sur la capitale égyptienne, où les membres du Comité exécutif de l’instance Africaine auront à départager les candidatures de l’Algérie, du Ghana et du Gabon, l’Egypte s’étant retirée de la course, selon les déclarations de ses responsables. Candidate malheureuse pour l’organisation des Coupes d’Afrique des nations de 2019 et 2021, attribuées respectivement au Cameroun et à la Côte d’Ivoire, l’Algérie espère être enfin «choisi» par les membres de la CAF en accueillant la prochaine édition de 2017. Une édition qui devait, pour rappel, se dérouler en Libye avant que ce dernier ne se désiste en raison de la situation sécuritaire dans ce pays. Le ministre des Sports, Mohamed Tahmi, qui s’est envolé lundi, au Caire pour assister à une session du comité exécutif de la CAF et surtout défendre le dossier de candidature de l’Algérie semble confiant quant aux chances de notre pays de se voir attribué l’organisation de la prochaine CAN. «Sur le plan technique, la candidature algérienne ne souffre d’aucune contestation. Elle est de loin la plus séduisante, mais cela risque de ne pas suffire pour triompher», ne cessait de répéter le premier responsable du secteur des Sports dans le pays. C’est que Tahmi semble bien retenir la leçon de la candidature algérienne pour l’organisation des CAN-2019 et 2021. Le même dossier a été présenté mais il a été voué à l’échec. Le Cameroun et la Côte d’Ivoire respectivement ont bénéficié de la bénédiction des membres du Comité exécutif de l’instance footballistique continentale. C’est dire que les jeux de coulisses au sein du Comité exécutif de la CAF auront certainement encore une fois leur effet au sujet de l’attribution de la prochaine CAN. Car, il faut bien l’admettre, dans ce genre de vote, la consistance d’un dossier (infrastructures, logistique…) ne suffit pas à lui seul si le pays postulant n’appuie pas sa candidature par des tractations de coulisses parfois même par du lobbying diplomatique et financier. C’est, d’ailleurs, à ce niveau que devra se «jouer» le match, aujourd’hui, dans les travées de l’hôtel Mariott au Caire, lieu choisi par la CAF pour le déroulement de la cérémonie de vote afin de départager les trois candidats en lice. Selon le programme établit par la CAF, le pays organisateur sera connu aux environs de 14h00 (heure algérienne) et juste après, l’annonce du pays hôte de la 31e édition de la CAN, l’instance africaine procédera au tirage au sort des éliminatoires de la CAN-2017 qui débuteront en juin 2015 avec la participation de 52 sélections qui seront versées dans 13 poules de quatre équipes. Le premier de chaque groupe ainsi que les deux meilleurs deuxièmes seront qualifiés pour la phase finale. Une phase qualificative à laquelle participera bien le Maroc, qui vient d’en recevoir l’autorisation par la Confédération africaine.
Le royaume chérifien avait pourtant été suspendu en vue des éliminatoires des CAN-2017 et 2019, pour avoir refusé d’organiser la CAN-2015 par crainte d’Ebola, la Guinée équatoriale accueillant alors au dernier moment cette édition. Mais l’instance s’est finalement rangée derrière la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) d’annuler ces sanctions.
La Tunisie aussi sera bien engagée, son différend avec la même instance étant également clos après les récentes excuses présentées par sa Fédération. Cette dernière avait accusé la Confédération africaine d’avoir favorisé la Guinée Equatoriale, qualifiée pour les demi-finales de la CAN-2015 après avoir bénéficié d’un penalty litigieux.
A. C.

