Voulant contribuer à la promotion du cinéma amazigh et au mouvement artistique amorcé par leurs aînés, de jeunes cinéastes et réalisateurs, voulant porter haut leur identité et leur culture, plusieurs fois millénaires, transmettent leurs expériences et leur vécu, à l’aide de cette formidable forme d’expression qu’est le cinéma.
Hamid Kaddour et Lyès Aïchoun se sont lancés dans le tournage d’un film d’action, un genre qui exige beaucoup de moyens. Les deux cinéastes nous confieront : « En effet, au début, ce film nous à paru tout à fait impossible à réaliser. Mais une fois que nous nous sommes adressés au réalisateur Lounès Amarouche, tout nous est devenu possible. Dès qu’il eut lu le scénario, nous avons décidé de lancer le projet. Une fois les lieux de tournage choisis, nous nous sommes attaqués au casting, que nous avons organisé au début de l’année en cours, à la Maison de la culture Ahcene Mezzanie. Dès que les comédiens ont été sélectionnés, nous avons entamé le tournage ».
Ils nous diront combien la réalisation d’un film est parsemée de contraintes et d’obstacles, notamment sur le volet financier. Hamid nous confiera : « Fort heureusement, il y a les bienfaiteurs et les donateurs de la région. Ils nous ont beaucoup aidés et nous les en remercions. Le film a atteint 70 % de taux d’avancement. Très bientôt, il sera achevé et nous espérons qu’il connaîtra un grand succès auprès du public ».
L’histoire du film aborde une réalité qui menace les frontières de notre pays. Suite au conflit libyen, des armes sont tombées entre les mains de toutes sortes de dealers et de trafiquants qui veulent en tirer un maximum de profit. Du coup, notre pays se voit dans l’obligation de sécuriser ses vastes frontières. Des agents de la police infiltrent un vaste réseau de trafiquants d’armes. L’un d’eux, Nabil, est découvert et le gang décide de le neutraliser, ainsi que toute sa famille. Seule sa petite fille Kenza échappe à la mort.
Le commissaire principal désigne alors deux inspecteurs, Hamid et Lyes, pour enquêter sur l’affaire et protéger Kenza du gang qui la recherche. Une histoire pleine d’action et de rebondissements.
Les deux cinéastes nous ajouteront : « Nous avons par ce film voulu rendre un vibrant hommage au travail que font notre armée, douane, gendarmerie, police et autres corps, qui activent de nuit comme de jour. Ils veillent tous sur notre sécurité et celle de notre pays ». Nos deux interlocuteurs concluront, en disant : « Dès que nous achèverons ce film, nous en entamerons un deuxième. Par ailleurs, et si ce film rencontre l’adhésion du public, nous avons l’intention de tourner la suite de l’histoire ».
Youcef Ziad

