Ce fait est le secret de Polichinelle pour l’opinion publique locale, car le lycée d’enseignement polyvalent de Bouchamdoun (ex-technicum) fait face depuis sa réception à une insécurité au quotidien, en particulier depuis 2001. D’aucuns n’ignorent actuellement que l’endroit où se trouve cet établissement demeure extrêmement vulnérable en matière de sécurité. D’innombrables agressions, souvent par armes blanches, se sont produites dans l’enceinte même de la structure et ce, à l’encontre du personnel mais aussi des élèves. L’intrusion d’étrangers, souvent des maraudeurs, relève d’une simplicité biblique dès lors que l’établissement souffre d’un manque flagrant d’agents de sécurité. Pis, le lycée ne dispose toujours pas de mur de clôture sur le côté donnant sur le massif forestier d’Amjoudh. De multiples plaintes ont été déposées au niveau des services de sécurité compétents. Mais cela n’a pas suffi à dissuader ces bandes de malfaiteurs de récidiver, hélas. Ainsi, c’est avec la peur au ventre que les lycéens rejoignent leur établissement à 2 km du chef-lieu. Le paroxysme est aujourd’hui atteint. Toutes les requêtes de la direction du lycée sont restées lettres mortes. Il faudrait, néanmoins souligner que les autorités locales se sont montrées impuissantes devant l’absence de services de sécurité compétents dans la circonscription. Il convient de préciser aussi que pour déposer la moindre plainte, le citoyen de Maâtkas est contraint de le faire au niveau de la brigade de Gendarmerie nationale sise à… Tirmitine, dans l’autre daïra de Draâ Ben Khedda. La daïra de Maâtkas étant toujours dépourvue de service de police judiciaire. La sûreté de daïra est toujours en chantier au niveau de Maâtkas. En tout état de cause, le personnel de l’ex-technicum de Bouhamdoun est en droit de demander la sécurité des biens et des personnes de l’établissement. Avant-hier, l’administration du lycée a été obligée de libérer tous les élèves face à une véritable « déclaration de guerre » d’une bande de malfaiteurs qui s’est introduite dans l’enceinte du lycée, munis d’armes blanches et qui y ont semé une réelle panique… Une réunion du personnel prévue, hier, pour débattre de cette situation d’insécurité que rencontre leur établissement au quotidien et tout porte à croire que des actions de protestation seraient envisagées pour dénouer ce climat d’insécurité incessant.
Idir Lounès
