A l’appel de l’intersyndicale des corps communs des secteurs des œuvres universitaires, des collectivités locales, de la formation professionnelle et de l’éducation nationale, des centaines de travailleurs des corps communs et ouvriers professionnels ont défilé hier, dans les rues du chef-lieu de wilaya de Béjaïa pour réitérer leurs revendications socioprofessionnelles. Les manifestants revendiquent, entre autres, « le décret d’application de l’abrogation de l’article 87 bis, la révision des statuts particuliers, la nomination des contractuels et la révision des régimes indemnitaires, la révision du statut général de la fonction publique, la révision de la classification des catégories. » Les manifestants qui se sont ébranlés de la Maison de la culture Taos Amrouche de Béjaïa jusqu’au siège de la wilaya, ont tout au long de leur itinéraire brandi des pancartes sur lesquelles sont inscrites leurs revendications. Devant le siège de la wilaya, les représentants de ces manifestants ont, tour à tour, mis l’accent sur les conditions socio-économiques, jugées « lamentables » dans lesquelles vivent les travailleurs des corps communs et ouvriers professionnels. « Peut-on vivre avec 14 000 DA par mois en 2015 ? » s’interroge l’un des intervenants. Lui succédant au micro, un autre syndicaliste a souligné que les corps communs et ouvriers professionnels réclament avant tout leur intégration dans leurs secteurs respectifs, en procédant à la révision de leurs statuts particuliers. « Nous ne revendiquons pas des augmentations de salaire, mais notre intégration », a-t-il dit, en appelant les pouvoirs publics à satisfaire leurs revendications dans de meilleurs délais. Il est à signaler que les travailleurs des corps communs et ouvriers professionnels avaient observé une grève dont le taux de suivi a dépassé les 90% au CFPA garçons de Béjaïa. Un membre de l’intersyndicale avancera le taux de 45% de suivi à travers la wilaya de Béjaïa. C’est lors de la réunion, tenue le 25 mars dernier, que le bureau de l’intersyndicale des corps communs, ouvriers professionnels et agents de sécurité de la wilaya de Béjaïa a décidé des deux jours de grève et de la marche de protestation, car ayant constaté que les pouvoirs publics n’ont réservé aucune suite favorable à leurs doléances ni tenu leurs promesses relatives au rétablissement des cette frange ouvrière dans ses droits légitimes.
F. A. B.
