Le gaz n’arrivera pas de sitôt à Cheurfa

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Les travaux de raccordement au réseau du gaz de ville du village Cheurfa, relevant de la commune de Tizi N’Tleta, sont à l’arrêt depuis déjà quelques semaines, au grand désarroi des villageois. 

Il convient de signaler que le projet en question s’est vu démarrer il y a près d’un an aux villages Ath Ouali et Ath Abed. Pour rappel, les travaux avançaient au début avec une cadence appréciable, mais hélas, ceci n’a pas duré longtemps  puisque ils sont à l’arrêt depuis déjà des semaines. « L’entreprise a cessé les travaux avant même l’achèvement du projet », lança un habitant N’Ath Ouali. Ce dernier nous fera savoir que l’entreprise en charge du projet a déserté le chantier avant même la régularisation de sa situation financière. « Normalement, une fois l’entreprise ait reçu son argent, elle devait reprendre les travaux, mais ce ne fut pas le cas », préconisera-t-il. Et d’ajouter : « Toutes les entreprises en charge des projets de gaz de ville ont regagné leurs chantiers respectifs sauf celle qui a pris le nôtre ; c’est absurde ». Pour un autre habitant N’Ath Abed, les responsables locaux ne suivent pas les projets de leur collectivité. « C’est le laxisme total ! Les responsables de la municipalité doivent agir, car le projet accuse un énorme retard. Nous craignons même que celui-ci ne sera pas réceptionné dans les délais fixés dans le cahier des charges », a-t-il dit. Par ailleurs, les usagers ainsi que les habitants de ces villages soulèvent un autre hic relatif au réseau routier qui est dans un état de dégradation très avancé. « Après avoir réalisé le tranché pour la pose des conduites de gaz de ville, l’entreprise en charge du projet n’a pas jugé utile d’effectuer des travaux de remise en l’état. Nids-de-poule, cratères et autres trous béants sont constatés partout sur la chaussée, et les véhicules ne trouvent plus où mettre les roues », clame un transporteur assurant la liaison entre le village Cheurfa et le chef-lieu. Lui emboîtant le pas, un autre usager exaspéré de l’état des lieux ajoute : « Rien ne va plus dans cette commune déshéritée de tout projet de développement d’envergure. Le retard est accumulé dans tous les secteurs ! A quand cette politique? C’est le suspens qui dure ! ». En somme, les responsables concernés doivent songer sérieusement pour remédier au problème.

La fibre optique, un projet en suspens

Le démarrage du projet de la pose de la fibre optique dans la commune de Tizi N’Tleta accuse un retard considérable. C’est ce que nous apprenons des villageois de Cheurfa. En effet, selon les informations en notre possession, la commune de Tizi N’Tleta avait bénéficié il y a 4 mois de 10 Kms de fibre optique. 2 Kms ont été réservés pour le village d’Ighil Imoula et le reste pour les villages Cheurfa et Ait Abdelmoumene. « Tout cela n’est que des pourparlers pour l’instant, puisque le projet demeure confiné dans les tiroirs des responsables », s’insurgera-t-on. Un accord a été ficelé entre Algérie Télécom et les APC de la wilaya de Tizi-Ouzou quant au déroulement du projet de ladite fibre optique, apprend-on. C’est dire que les travaux de la pose technique sont à la charge d’Algérie télécom, mais les tranchés à celle des APC. « Quatre mois sont déjà passés sans que le projet ne soit entamé. C’est le cas aussi aux Ouadhias, où les travaux sont en voie d’achèvement pour le dernier village de Ouadhia-Tribu. Ce retard pénalise les citoyens, lesquels ne bénéficient pas encore des avantages de cette commodité », ajoutera-t-on 

Le stade et la bibliothèque communale en stand-by 

Il n’est secret pour personne que la commune de Tizi N’Tleta ne dispose pas de bibliothèque communale. Pourtant, le projet avait bel et bien été accordé et l’enveloppe financière de l’ordre de 1,5 milliard de centimes lui a été allouée. 

Il convient de rappeler que les deux appels d’offres se sont avérés infructueux depuis plus de deux  ans, et à ce jour, rien n’est encore filtré puisque le premier responsable de la municipalité refuse de nous communiquer des informations concernant les projets de développement… De l’avis de toutes les personnes abordées à ce sujet, le projet est tout simplement renvoyé aux calendes grecques. « Le projet a été accordé à l’APC il y a déjà plus de six ans, mais les travaux ne démarrent pas au grand désarroi des écoliers et des férus du livre », regrettera un parent. Quant au stade communal, il convient de rappeler que l’ancien terrain qui devait l’abriter a été légué pour la réalisation d’un lycée. 

Les responsables locaux de l’époque ont choisi une autre assiette mitoyenne de celle-ci pour implanter le stade. L’étude de la réalisation de celui-ci a été effectuée en 2010 et le dossier a été transmis à la DJS de Tizi-Ouzou. L’estimation du projet était de sept milliards de centimes. Vu le retard enregistré les responsables de la collectivité ont mis plus de 150 millions de centimes pour aménager le terrain en une aire de jeu pour faire bénéficier les amoureux de la balle ronde. « En 2011, les responsables locaux ont dégagé une enveloppe de 150 millions de centimes. 

D’ailleurs, deux tournois y ont été organisés », a-t-il souligné. Actuellement, le terrain de cette aire de jeu commence à présenter ses limites. « Le terrain devient de plus en plus impraticable », regrettera-t-il.

A.G.

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