Souvent, des logements sont attribués dans l’urgence et sous la pression, même s'ils manquent de toutes les commodités.
Dans cette ville, de nombreux exemples démontrent bel et bien cette situation. L’on citera le cas de la cité 60 logements OPGI, sise à la Nouvelle-ville. En effet, si ces résidents l’ont occupée depuis 2012, il n’en demeure pas moins qu’ils souffrent depuis du manque de gaz naturel, une commodité vitale notamment en saison hivernale. «Cela fait cinq ans qu’on nous a attribué ces logements. Pourtant, tous les responsables nous ont promis que le gaz allait arriver juste après », déclare, dépité, un membre du collectif des résidents. Ces derniers se préparaient, d’ailleurs, à protester durant cette semaine. «Nous nous sommes rendus plusieurs fois à la direction de l’OPGI pour voir les responsables concernées. Le comble, la dernière fois, ces derniers ont demandé à nos représentants d’acheter, avec nos propres moyens, la tuyauterie. Et une fois les installations faites, ils ont dit qu’ils passeront au branchement qui n’est qu’à quelques mètres. Nous sommes des locataires. Est-ce que réellement nous pouvons brancher le gaz avec nos propres moyens, sachant que nous sommes une couche sociale défavorisée? », s’interroge un autre membre du collectif. Et de poursuivre: «Nous avons décidé, dans un premier temps, de fermer la route principale qui traverse le centre-ville. Mais, après réflexion, nous avons jugé plus judicieux de temporiser quelques jours pour voir ». Selon nos interlocuteurs, l’action de rue sera «imminente si les responsables locaux ne tendent pas l’oreille à leur préoccupation». «En tout cas, si une réponse claire et concrète ne nous parvient pas d’ici quelques jours, cette action ne sera pas à écarter. Nous n’allons pas encore passer un autre hiver sans gaz. Imaginez que certaines vieilles font monter une bonbonne de gaz jusqu’au cinquième étage, alors que la conduite est à quelques pas des immeubles », concluent à l’unanimité nos interlocuteurs.
Amar Ouramdane

