Le drame qui a secoué le village de Hennia sur les hauteurs de la ville, il y a de cela une quinzaine de jours, hante toujours les esprits.
En effet, il faut rappeler qu’un pitbull avait mordu et tué le petit Wassim, innocent, car celui-ci est âgé seulement de quatre ans et demi et ne savait pas qu’un danger le guettait. Ce sujet anime les discussions. A cela est venue s’ajouter la vidéo de l’enfant maltraité à Oran, dans l’ouest du pays, par des adultes qui instiguait une chienne de race à le mordre en lui disant » mange-le, mange-le ! ». D’ailleurs, cette image n’a pas laissé indifférents les services de sécurité qui ont lancé des investigations et qui ont interpellé les deux adultes. On croit savoir qu’ils seront traduits en justice. Même si le parquet près le tribunal avait donné ordre aux gendarmes d’abattre le pitbull, opération faite le lundi dernier, tout le monde attend que la législation sur l’élevage et la possession de ces molosses soit stricte et astreignante afin d’éviter d’autres malheurs. Cette race canine prolifère aussi bien en ville qu’à la campagne. Pour mieux afficher leur attachement à ces bêtes, des jeunes n’hésitent pas à faire des kilomètres de course avec eux dans les champs rencontrant alors que d’autres les traînent derrière eux en ville. Dernièrement, aux environs de vingt et une heures trente, un jeune a failli être lacéré par un chien qui avait sauté sur lui en l’absence de son chien de race » berger allemand ». » Il ne faut pas laisser ces personnes sortir ces bêtes en ville. Même s’ils sont gardés en laisse, ils sont dangereux. Ils peuvent leur échapper et provoquer la panique. J’ai vu même des jeunes avec leurs chiens devant le portail du lycée Ali Mellah pendant que les élèves sortaient de leur établissement », nous dira un habitant de la ville. « N’ayez pas peur. Il est bien élevé », telle est la réponse que donnent ces jeunes à des passants qui s’éloignent de ces bêtes. Pourtant, la législation à ce sujet, est claire. C’est-à-dire, tout élevage de ce genre et toute possession de tels canidés sont soumis à une autorisation.
Certains le font surtout pour leur servir de gardien, mais ils ne se limitent pas seulement à ce stade parce qu’ils les font sortir de leurs habitations pour les faire promener dans les rues de la ville. » Je sais qu’il n’est pas dangereux. Je peux même le lâcher et il ne fera de mal à personne. Dès que je l’appelle, il se met à plat ventre. Ce n’est pas comme les autres. Il est bien dressé. Il ne passe à l’attaque que lorsqu’il voit que je suis en danger », nous dira un jeune tout confiant alors que le molosse se débattait derrière une chaîne qui se briserait à n’importe quel moment.
Cela étant, il est temps de les interdire et dans le cas où leurs propriétaires ne respecteraient pas la loi, ils leur seront confisqués et seront poursuivis en justice. Ils sont si dangereux que les passants les redoutent. Donc, le danger n’arrive pas seulement des chiens errants, pourtant moins dangereux, comme on le dit souvent, mais aussi de ces animaux dits de » race ».
Amar Ouramdane

