El Adjiba Bibliothèque communale Abbout Saïd – Des cours pour les classes d’examens

La bibliothèque communale Abbout Saïd a lancé depuis le début de ce mois, une opération de soutien au profit des candidats aux prochains examens des 03 cycles de l’enseignement, et ce, par la dispense de cours durant les journées de repos et celles fériées.

Des cours supplémentaires donnés par des employés de niveau universitaire exerçant dans cette bibliothèque et des professeurs bénévoles sollicités par les candidats. Aussi, deux salles équipées ont été dégagées pour la réussite de cette louable initiative, cela en parallèle à d’autres moyens nécessaires, tels des livres. Une salle de lecture et de travail équipée de micros a également été mise à la disposition des universitaires désireux d’élaborer leurs mémoires de fin d’études. Toutefois, et en marge de tout cela, d’autres activités à caractère culturel y sont continuellement organisées, comme des célébrations ou commémorations initiées soit par des associations ou la bibliothèque elle-même, ce qui fait de ce lieu du savoir et de loisir un rucher en pleine activité et ce, grâce au savoir-faire et la volonté de sa responsable, mademoiselle Bouaziz Fadila, une licenciée en biblio-économie de formation. Cette dernière ne lésine sur aucun effort pour assumer pleinement son rôle dans cette bibliothèque, selon l’aveu même de nombreux adhérents et habitués qu’on a rencontrés sur les lieux dimanche passé. Il convient de rappeler que cette bibliothèque, opérationnelle depuis 2010, a démarré sur les chapeaux de roues du fait d’être l’un des rares lieux du savoir et de loisir dans cette commune. Elle comprend à l’heure actuelle 03 salles de lectures équipées, une salle internet, une autre salle réservée spécialement aux projections de films historiques documentaires. Réalisée en R+1, elle est assez spacieuse pour recevoir pas moins de 7 000 ouvrages toutes matières confondues, exception faite de Tamazight qui fait cruellement défaut, comme dans toutes les bibliothèques étatiques à travers la wilaya. Une aberration dans une région berbérophone que doivent prendre en considération les pouvoirs publics et le HCA, d’autant plus que les ouvrages en Tamazight sont largement disponibles et qu’il suffirait d’une volonté politique pour réparer cette injuste à l’égard des lecteurs en Tamazight et ceux qui veulent s’initier à cette langue.

Oulaid Soualah