Des villageois attaqués par les chacals

De Est à l’Ouest du Nord au Sud de la wilaya, l’inquiétude s’est installée au sein des villages. Signalés du côté de Bouzeguène, puis de Draâ El Mizan, ces chacals bizarres constituent le sujet de discussion. En octobre dernier, ces animaux ont attaqué une famille à Maâmar, dans la région de Draâ El Mizan. Dans la même localité, et plus précisément à Draâ Sachem, une femme et ses enfants ont été attaqués. Mais c’est plutôt à Assi Youcef que ces chacals ont fait le plus de dégâts. Dernièrement, un gardien d’une entreprise a été pris à la gorge. « Il a fallu l’intervention de ses collègues », nous a dit un citoyen d’Ath El Kacem. Dans ce village, avant de sortir de chez eux, les habitants s’arment de gourdins. On nous a raconté qu’un couple a été surpris par une meute de ces hyènes. « L’homme a recouru à la hache, sinon il aurait été dévoré », a ajouté notre premier interlocuteur. La psychose a atteint plusieurs villages de la région de Boghni et des Ouadhias. Certains nous ont signalé qu’à Ath Bouadou, ces bêtes féroces font de plus en plus peur aux villageois. Officiellement, rien n’a été dit à ce sujet. « Dans cette région, ces animaux auraient été filmés », a déclaré une autre personne. D’où viennent-ils ? Telle est la question que se posent les citoyens. La rumeur continue de gagner les autres localités. Cela nous rappelle les années passées lorsque des bergers avaient vu des chacals inquiétants. En tout cas, ces histoires sont prises au sérieux, car réellement, même si nous ne disposons d’aucun élément vérifié, on croit savoir que ces cas relatés ici et là ne font que renforcer les faits. Ce qui est difficile à comprendre est que toutes les personnes blessées ne sont plus en danger. Il est attendu de voir les comités de village s’organiser. « Lorsque les sangliers arrivaient jusqu’à nos portes, nous nous étions constitués en groupes de surveillance. De nombreuses bêtes ont été abattues. Il faudra que les comités prennent la même décision », pense un citoyen d’Ath El Kacem. D’aucuns disent que ces chacals ressemblent à des loups. D’autres les comparent à des hyènes. De notre côté, nous avons essayé d’avoir d’autres informations mais partoutt, nous avons eu droit à ce genre de réponse : « On parle de ces chacals. Ces derniers n’ont peur de rien ». Des enquêtes doivent être menées dans les villages pour recueillir au moins quelques éléments de réponse en vue de dissiper cette psychose.

H. N.