Après avoir bénéficié d’une piste agricole dans le cadre des PPDRI, une autre piste de plus de huit kilomètres est en perspective. » C’est un projet que nous avons demandé au lendemain de notre installation en 2006″, nous dira un ex membre du comité Tadukli n’Tfoughalt. Et de poursuivre: » son tracé a été fait depuis 2009. Les marques de peinture sont encore sur les arbres qui sont sur cet itinéraire. Elle est longue de plus de huit kilomètres. Ce sera une ceinture pour le village. Ainsi, elle servira en cas de feux de forêts. Il faut dire que ces dernières années notre village a perdu des centaines d’oliviers à cause de ce manque. Les engins de la protection civile ne peuvent avancer vers ces oliveraies ». Les oléiculteurs du village souhaitent que ce projet soit lancé dans les plus brefs délais. » C’est le moment de le lancer. Parce que c’est la période propice pour de tels travaux quand on sait qu’en hiver les engins peinent à ouvrir de telles pistes », estimera de son côté l’un de ces oléiculteurs. Comme ce dernier, ils sont nombreux à attendre la concrétisation de ce projet. » Non seulement on pourra accéder facilement aux champs d’oliviers, mais aussi on pourra encore espérer lancer d’autres catégories d’arbres tels les poiriers, les pommiers et même les cerisiers », ajoutera un deuxième interlocuteur. » C’est une question de temps. Car le projet est inscrit. Il faudra seulement attendre les démarches administratives inhérentes à ce genre de marché », nous confiera une source proche de ce projet. Par ailleurs, il faut signaler que depuis que la piste qui servira au transport de gaz naturel est réalisée, déjà les villageois l’utilisent pour se rendre à leurs champs. » Parfois, on se permet en ces journées printanières de sortir avec les enfants et passer une journée en pleine nature. Certains le font avec leurs véhicules. Souhaitons que de telles pistes soient multipliées afin de nous faciliter l’accès aux champs et aux maquis de notre village », jugera un villageois habitant la ville de Draâ El-Mizan venu passer son week-end au village. Quand ces accès sont aménagés, ils servent même de raccourcis. C’est le cas de la piste allant de Tamda Ali jusqu’au village d’Ath Ouméziane. » On l’emprunte surtout en été car la route qui relie notre village dont le tracé remonte à l’époque coloniale est abrupte et escarpée. Même les grosses cylindrées y toussotent quand la température atteint des niveaux élevés », nous expliquera cet automobiliste d’Ath Ouméziane.
Amar Ouramdane
