Après un mouvement de grève de trois jours qui n’a pas eu d’écho, les travailleurs du secteur de la solidarité nationale ont opté pour la radicalisation de leur mouvement de protestation.
Le syndicat national des travailleurs du secteur de la solidarité nationale, affilié au Snapap et celui affilié à l’UGTA ne comptent pas s’arrêter là. Ces deux syndicats qui représentent cette catégorie de travailleurs comptent aller plus loin en annonçant une série de mouvement de protestation.
Les travailleurs du secteur de la solidarité nationale s’apprêtent à observer un mouvement de grève de deux jours les 18 et 19 du mois en cours. Une action qui sera reconduite les 25 et 26 mai prochain et sera renouvelable une nouvelle fois, les 1 et 2 juin prochain. « Dans le cas où le ministère de la Solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme persiste à fermer les portes de dialogue devant les partenaires sociaux, les travailleurs du secteur en question ont brandi la menace d’aller vers une grève ouverte dont la date sera décidée ultérieurement », selon un représentant du SNAPAP. Cette série de mouvement de protestation intervient, faut-il le rappeler, suite au débrayage de trois jours observé les 27, 28, 29 avril dernier, et qui est resté sans suite, puisque « la ministre n’a pas jugé utile de convoquer une réunion de travail avec les deux syndicats, étant donner que, selon le ministère, la majorité des revendications exprimées par cette catégorie de travailleurs sont satisfaites ».
Les fonctionnaires du secteur luttent pour exiger «la révision de certains articles du statut particulier du secteur et du régime indemnitaire pour les corps communs, la reconnaissance de la tutelle de notre qualité de partenaire social porteur de demande et d’inspiration légitimes, la promotion systématique pour tout fonctionnaire ayant cumulé dix ans d’expérience dans le grade, ainsi que l’accès du corps des assistants sociaux à la prime de documentation et l’augmentation de la prime de suivi et d’insertion sociale».
Ces derniers appellent la tutelle à élever le statut des centres de formation du secteur et de leurs annexes au rang d’instituts supérieur de formation spécialisées et à allouer une prime sectorielle aux corps technique et aux corps communs.
Outre les revendications citées plus haut, ces protestataires demandent «la révision de l’arrêté des cadres, généralisation de l’insertion de tous les grades du corps éducateurs dans le corps des MES, ainsi que l’accélération de l’insertion des agents contractuels du régime partial au régime total».
L. O. Challal
