Les travailleurs en débrayage de deux jours à partir de demain

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Les travailleurs de la solidarité nationale refusent de faire marche arrière. Le syndicat national des travailleurs du secteur de la solidarité nationale, affilié au Snapap et celui affilié à l’UGTA maintiennent leur mot d’ordre d’une grève de deux jours à partir de demain.

Lors d’une conférence de presse tenue hier au niveau de son siège national, le président du syndicat national des travailleurs du secteur de la solidarité nationale, M. Mohamed Tayeb Bouriban, a dénoncé  vigoureusement la déclaration de la ministre de la Solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme, dans laquelle elle affirme que « les portes du ministère demeurent ouvertes pour la poursuite de l’examen des préoccupations posées dans le cadre du dialogue et de la concertation ». « Nous avons adressé plusieurs demandes d’audience et une lettre ouverte à la ministre de la Solidarité mais aucune suite ne nous est parvenue », a déploré  M. Bouriban.  Le conférencier fera savoir par la suite que les travailleurs de ce secteur comptent également  reconduire leur action les 25 et 26 mai prochains et que cette action sera une fois de plus renouvelée les 1er et 2 juin prochain. La même source dira que « dans le cas où le ministère de la Solidarité nationale persiste dans sa politique de sa fuite en avant, les travailleurs du secteur en question iront vers une grève ouverte dont la date sera décidée ultérieurement ». De ce fait, ce syndicaliste a dénoncé « la  politique de le fuite en avant adoptée par le ministère de la Solidarité nationale, au lieu d’essayer de trouver des solutions concrètes aux problèmes des fonctionnaires du secteur ». Les travailleurs de la solidarité nationale demandent « l’intervention du Premier ministre afin de mettre un terme  à cette situation qui risque de conduire la situation au pourrissement ».  M. Bouriban a, à l’issue de cette conférence de presse, réitéré l’attachement des travailleurs à leur plate-forme de revendications. Celle-ci s’articule autour de  « la révision du statut particulier de la Fonction publique en intégrant les spécificités de chaque corps, le droit des travailleurs à la promotion après dix ans de service, l’application de l’indemnité de soutien pédagogique qui a été réévaluée à 15%, avec effet rétroactif à partir du 1er janvier 2008, l’amélioration des conditions de travail et l’instauration d’une indemnité spécifique sectorielle comme ce fut le cas dans le secteur de l’éducation nationale ».  La même source a également appelé les responsables concernés à procéder à « l’application des procédures de la prise en charge du dossier de la médecine du travail, l’intégration de tous les contractuels, et le respect des libertés syndicales ».

     

 L.O.Challal

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