Saharidj Elle est en travaux à l’initiative des bénévoles de la commune – Stèle à la mémoire des victimes du terrorisme

Des jeunes bénévoles de la commune de Saharidj issus de divers milieux sociaux ont lancé depuis le début de la semaine écoulée, l’opération de la réalisation d’une stèle commémorative à la mémoire des 28 victimes du terrorisme assassinés durant la décennie noire, dans cette commune.

C’est un espace libre devant l’esplanade d’Akham Lâarch mitoyen du siège de l’APC, en bordure de la RN30 à côté de la stèle de Malika Gaid, qui a été choisi pour la réalisation de cette stèle, qui commence déjà à prendre forme grâce aux dons en argent ou en matériaux collectés par le comité d’organisation. Une activité qui attire chaque jour une foule immense qui suit de près la réalisation de ce symbolique ouvrage qui rappelle l’héroïque résistance de la population de Saharidj contre les hordes terroristes qui voulaient en faire de cette région leur fief semblable à celui de Zbarbar. Un plan déjoué grâce à une prise de conscience précoce des citoyens qui se sont mobilisés pour leur barrer le chemin et les empêcher de jeter leurs bases. Il convient de rappeler que la première marche contre le terrorisme a été organisée à Saharidj en début de l’année 1994, laquelle a drainé une marée humaine qui s’est ébranlée du chef-lieu de commune jusqu’au siège de la daïra de M’Chedallah, en scandant des slogans antiterroristes le long des 07 Kms de l’itinéraire et avec un seul mot d’ordre : la restitution des armes et la dotation en armes des jeunes qui se sont portés volontaires pour s’engager sans condition aucune dans la lutte antiterroriste. C’est durant cette marche qu’a été né le premier piquet de résistants, suivi quelques mois plus tard par la mise sur pied d’un détachement de la garde communale composé de 44 éléments, dénommé les G44, premier à l’échelle nationale. S’ensuit une guerre féroce entre ce détachement qui a été renforcé par de nombreux autres volontaires et les hordes sanguinaires du sinistre Hadj Hacene dit Hadj Tayeb, premier émir du GIA de la région de M’Chedallah. Une guerre sans merci durant laquelle pas moins de 28 martyrs sont tombés au champ d’honneur les armes à la main. Un sacrifice des meilleurs fils de cette commune qui a payé un lourd tribut pour empêcher les hyènes sanguinaires de s’emparer des points stratégiques tels que Tala-Rana, Idkhou, Izirwel, qui étaient d’anciens refuges des moudjahidines desquels l’armée française n’a jamais réussi à les déloger. Ces lieux, bien que piégés et semés de mines, ont été systématiquement nettoyés par les patriotes de Saharidj, épaulés par les forces de l’ANP et la contribution de la population par l’information en signalant aux patriotes tout mouvement suspect. Les Saharidjis ont tenu la dragée haute aux hordes des charognards qu’ils ont chassées par mont et vaux ; ils n’ont jamais cédé à la terreur de l’intégrisme 

Oulaid Soualah