Tigzirt : Les habitants sont sortis dans la rue la semaine passée – El-Kelaa crie sa soif

Le village d’El-Kelaa, relevant de la commune de Tigzirt, au Nord de Tizi-Ouzou, fait face depuis plusieurs mois à une pénurie aiguë de l’eau potable.

En effet, ce liquide précieux, selon les habitants dudit village, n’arrive pas aux robinets pendant plusieurs jours, même en hiver. «C’est un problème qui ne date pas d’hier. Cela fait plus de trois années que nous sollicitons la mise en place d’un nouveau réseau, en vain. La conduite actuelle est vétuste», a lancé un représentant des villageois, M. Habchi Slimane en l’occurrence. Ce dernier nous fera savoir que la rareté de cet or bleu a suscité le courroux des citoyens qui ont recouru à des actions musclées. «Nous avons, en effet, procédé à maintes reprises à des actions radicales, telles que la fermeture des sièges de daïra, de l’ADE et celui de la mairie, en vue d’alerter les responsables quant à notre problème qui persiste à ce jour. Nos revendications sont restées lettres mortes», ajoutera notre interlocuteur. Sur ce point, ce dernier rappelle que les habitants avaient tenu, mercredi dernier, un rassemblement devant les sièges de l’ADE et de la mairie. Par ailleurs, M. Habchi souligne que les villages Mizrana, El-Kelaa, Lazaib, pour ne citer que ceux-ci, sont approvisionnés à partir de la station de refoulement de Tazart, avec en effet 6 000 mètres cubes/le jour. Cette quantité dira-t-il, s’avère insuffisante. «Nous avons demandé en revanche le raccordement de notre village à la chaîne du flanc nord», indiquera-t-il. Dans ce sens, une étude a été faite par les services de l’hydraulique. «A ce jour, rien n’est encore finalisé», a affirmé M. Habchi Slimane. En outre, l’autre point noir relevé par ces habitants est la multiplication de débits de boissons alcoolisées et autres lieux de débauche à l’endroit dit «Chréa», en amont du village en question. «Il y va de la dignité et de la sécurité de tout un chacun.

Haro à ces endroits qui génèrent maintes nuisances au quotidien», souligne-t-on. Et d’enchaîner : «Nous avons également tenu un sit-in devant le palais de justice de Tigzirt pour justement réclamer l’éradication de ces lieux de débauche». D’autres revendications ont été soulevées lors de leur manifestation du mercredi dernier, lesquelles avaient trait à l’extension du projet retenu dans le cadre de l’électrification rurale, la fibre optique, etc.

M. Z. a