Solidarité nationale Au premier jour de la grève des travailleurs – Taux de suivi estimé à 70%

C’est hier que le syndicat national du secteur de la solidarité nationale, affilié au syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), est passé à l’action en mettant sa menace d’un arrêt de travail de deux jours en exécution.

En revanche, le syndicat national des travailleurs de la solidarité nationale, affilié à l’UGTA, a lui gelé son action. Suite à l’appel de leur base, les travailleurs de la direction de l’action sociale et de la solidarité au niveau national n’ont pas rejoint, hier, leurs postes de travail. Le mouvement de grève enclenché par les travailleurs de la solidarité nationale a enregistré au premier jour, un taux de suivi de 70% à l’échelle nationale, selon les initiateurs de cette action. Dans la wilaya de Béjaïa, ce débrayage a paralysé trois centres spécialisés sur quatre. En effet, les travailleurs du secteur de la solidarité nationale ont paralysé l’ensemble des centres spécialisés et structures déconcentrées où la représentation de leur syndicat est assurée. Le taux de participation à ce mouvement de grève a atteint 80% à Alger. Le président du syndicat national des travailleurs du secteur de la solidarité nationale s’est félicité de la grande mobilisation de ses fonctionnaires, qui ont paralysé l’ensemble des directions de la DAS et de la solidarité nationale. Ce syndicaliste fera savoir par la suite que « s’il n’y a pas de réponse à notre plate-forme de revendications, les travailleurs du secteur reconduiront leur mouvement de grève les 28 et 29 de ce mois, puis les 1er et 2 juin ». M. Mohamed Tayeb Bouriban a dénoncé le fait que « le ministère de la solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme est resté de marbre devant les préoccupations de ses fonctionnaires ». Pour rappel, les protestataires réclament « la révision du statut particulier de la Fonction publique en intégrant les spécificités de chaque corps, le droit des travailleurs à la promotion après dix ans de service, l’application de l’indemnité de soutien pédagogique qui a été réévaluée à 15%, avec effet rétroactif à partir du 1er janvier 2008, l’amélioration des conditions de travail et l’instauration d’une indemnité spécifique sectorielle comme ce fut le cas dans le secteur de l’éducation nationale ». Outre les revendications citées plus haut, les fonctionnaires du secteur en question réclament « l’application des procédures de la prise en charge du dossier de la médecine du travail, l’intégration de tous les contractuels et le respect des libertés syndicales ».

L. O. Challal