Les structures de distraction dédiées aux jeunes dans le double chef-lieu de daïra et de commune d’Ighil Ali, situé à 93 Kms au Sud-ouest de Béjaïa, sont très rares et vétustes à la fois. En tout et pour tout, la capitale des Ath Abbas ne dispose que d’une maison de jeunes, sous équipée et manquant terriblement en animateurs et autres encadreurs. Toutes les salles destinées aux différentes activités sont closes. Seul le cybercafé de cet établissement fonctionne encore avec des tarifs qui aguichent les jeunes de la localité qui trouvent dans ce lieu un peu d’évasion et de distraction! Dans cette même maison de jeunes, il y a un café où les jeunes se prélassent en sirotant un café ou une limonade, dans une ambiance plutôt morne et empreinte des souci quotidiens fait majoritairement de ce lancinant problème de chômage, qui happe une bonne partie des jeunes diplômés paradoxalement pour la plupart. « L’horizon est bouché à Ighil Ali! Ici, il n’y a ni usines, ni entreprises où les jeunes pourraient y travailler pour gagner leur pain. Pour trouver un emploi stable et bien rémunéré il faut partir loin d’ici! Dans ce village, les jeunes s’occupent à faire des petits métiers en attendant des jours meilleurs. La plupart se vagabondent à longueur de journée à ne rien faire, sinon à apprendre de mauvaises habitudes, comme la consommation de stupéfiants! », constate amèrement un jeune de la localité. Les structures sportives brillent également par leur absence dans ce chef-lieu, où il n’y existe qu’un seul stade délabré et en proie aux aléas du climat. Le terrain est complètement impraticable, surtout à la tombée de la pluie, où il est quasiment impossible aux sportifs d’exercer leurs sports favoris. Les footballeurs de l’équipe fanion de la commune, l’ESIA en l’occurrence qui joue au palier de Pré honneur, en savent quelque chose, eux qui endurent le pire lorsqu’ils jouent sur un terrain en tuf usagé! Ce problème du manque de lieux de loisirs et de distraction se pose avec acuité dans les autres villages de la commune d’Ighil Ali, comme Ath Seradj, El Kelâa, Takorabt, Belayel, Tabouaânant,… où les jeunes s’ennuient à mourir. Si à Ighil Ali il y a au moins quelques cybercafés et une maison de jeunes, qui fonctionne au rabais, dans ces villages précités, il n’y a absolument rien! Les jeunes de ces villages créent une sorte de cercles de jeunes à l’air libre et généralement sous d’imposants oliviers pour discuter de tout et de rien! Autrement…
Syphax Y.
