Aïn El Hammam Elle portera la date historique du 14 Mai 1957 – L’école d’Ait Sidi Ahmed bientôt baptisée

Faisant partie d’un ensemble d’édifices publics répertoriés par l’APC de Aïn El hammam qui envisage de procéder à leur baptisation, l’école d’Ait Sidi Ahmed a fait l’objet d’une réunion consacrée à cet effet, dernièrement au sein de l’école primaire du village situé à quelques kilomètres du chef-lieu de Aïn El Hammam, au lieu-dit Taourarine, une nouvelle agglomération dont les maisons ont été construites après l’indépendance, en substitution au village originel d’Ait Sidi Ahmed, détruit par l’armée française. Les villageois ont invité les autorités locales, civiles et militaires pour débattre de la question qui devait satisfaire l’ensemble de la communauté des Ait Sidi Ahmed, célèbre par la bataille que ses enfants ont livrée à l’armée française le 14 mai 1957 et qui a vu mourir dix-sept chouhadas. Il est donc difficile de choisir un chahid sur la longue liste des valeureux martyrs du village, composé faut-il le préciser, de quatre fractions distinctes sans créer de frictions. La date de la bataille fut finalement retenue à l’unanimité par ladite commission qui a opté pour la meilleure proposition, consistant à appeler, désormais, l’école d’Ait Sidi Ahmed «Ecole du 14 Mai 1957 ». Auparavant, l’assistance a écouté les nombreux témoignages apportés par quelques anciens moudjahidines encore vivants, qui ont, chacun selon ses souvenirs, raconté le déroulement de la bataille qui s’est soldée par la mort de dix-sept combattants de la région, alors que l’armée française, bien qu’épaulée par l’aviation, avait dénombré une soixantaine de cadavres, dont un capitaine. Parallèlement à cette baptisation, une stèle commémorative verra le jour à Thaourarine alors que l’ancien monument devrait subir des travaux d’aménagement. Dans la matinée, les invités s’étaient déplacés jusqu’au village où une gerbe de fleurs avait été déposée sur les lieux de la bataille et une seconde sur les tombes des martyrs du 14 mai 1957. Notons qu’après cette bataille, l’armée française avait, en représailles, détruit complètement le village dont certaines maisons ont été reconstruites par leurs propriétaires après l’indépendance. Les habitants, quant à eux, étaient disséminés dans les villages voisins d’Ath Menguellet où ils ont vécu jusqu’à la fin de la guerre.

A. O. T.