La commémoration du premier Novembre, l’avons-nous constaté, se limite ces derniers temps au rituel du dépôt de gerbes de fleurs sur les carrés des martyrs. Si par le passé, à chaque événement historique, des rues et des édifices publics étaient baptisés du nom de révolutionnaires et autres personnalités célèbres dans des domaines divers, aujourd’hui, il n’en est rien. Et pourtant ce ne sont pas les lieux et les places qui manquent. A Draâ El-Mizan, à titre d’exemple, des établissements scolaires attendent depuis leur inauguration leur baptême, en vain.
On citera le CEM nouveau, celui de l’abattoir, le CEM base 7 récemment inauguré, le technicum et également la polyclinique.
Selon le membre d’une association, peu avant le premier Novembre, une proposition a été faite pour baptiser le technicum de Draâ El-Mizan du nom de feu Rabah Aïssat. En effet, nous a déclaré notre interlocuteur, cet homme a rendu d’innombrables services à tous ceux qui l’ont connu depuis qu’il avait commencé à enseigner au lycée Ali-Mellah à la fin des années 70. « C’était un professeur modeste. Il accomplissait avec abnégation son métier. Il nous expliquait les exercices de physique partout en classe et même à l’extérieur de l’établissement scolaire », a témoigné un ancien élève, aujourd’hui, professeur d’enseignement moyen. Notre source à ajouté que la proposition avait été retenue, il faut juste attendre l’aval des parties concernées notamment celui du secteur. D’autres ont suggéré, aussi, de donner le nom de Mahfoud Boucebci à la polyclinique. Originaire de la région, cet éminent psychiatre a été assassiné par un groupe terroriste au début des années 90 à Alger.
Ces baptisations seront d’une part une reconnaissance pour tous ces hommes qui ont sacrifié leurs vies pour leur pays, et d’autre part un trait d’union avec les générations futures qui, parfois, se trouvent désorientées devant l’histoire de la nation algérienne.
Ce ne sont là que des exemples ou une ébauche pour aller dans le sens de la reconnaissance de ces hommes et de ces femmes qui méritent bien plus qu’une simple attribution de leur nom à un édifice public.
H. N.
