Saison estivale 2015 – C’est parti à Béjaïa !

Les autorités de la wilaya de Béjaïa, à leur tête le wali, ont procédé, hier, à l’ouverture de la saison estivale à partir de la plage de Saket, située sur la côte Ouest de la wilaya.

Sur place, Hamou Ahmed Touhami avouera que les plages de la wilaya sont sales, mais que cela n’est pas du seul ressort des autorités locales. C’est le problème de tout un chacun, c’est-à-dire que le citoyen a une grande part de responsabilité soulignera-t-il. L’autre problème soulevé par le wali est relatif au squat par les jeunes des espaces pour en faire des parkings gardés et des aires de location de parasols au niveau des plages. Il n’y a plus de concessions, a-t-il averti, tout en insistant sur le droit des touristes à accéder aux plages conformément aux décisions des pouvoirs publics de faire en sorte que les choses aillent mieux cette saison. Une enveloppe de près de 9 milliards de centimes a été dégagée pour l’acquisition de cribleuses de sable et de cabines mobiles de toilettes et douches, entre autres, pour offrir de meilleures conditions de séjour aux estivants. Comptant plus d’une trentaine de plages autorisées à la baignade sur un littoral d’une centaine de kilomètres, les stations balnéaires de la wilaya de Béjaïa reçoivent plusieurs millions d’estivants durant la saison estivale. Pour cette année, elle s’étalera de la mi-juillet à la fin du mois d’août, soit sur un mois et demi. En effet, les Béjaouis ont été habitués, depuis 2008, à ne recevoir les touristes que durant les périodes situées en dehors du mois de ramadan qui s’est incrusté en été depuis maintenant sept années. Toutefois, ce qu’il faut retenir, c’est que tous les ingrédients pour un bon séjour existent. Outre la beauté paradisiaque de la région, il y a une population très chaleureuse à Béjaïa. Ce qui fait de la région une destination balnéaire des plus prisées. Si Kherrata et Taskriout ne disposent pas de mer, elles attirent, quand même, les touristes par les fameuses gorges de Kherrata, peuplées par de sympathiques singes, et les cascades de Kefrida, chûtes d’eau fraiche servant de lieu de baignade pour les autochtones et même pour les visiteurs. Le littoral Est, s’étendant de Melbou à Boukhelifa, est pourvu de sites majestueux et de plages au sable fin mitoyennes d’une bande boisée qui ombrage des endroits que prennent d’assaut les vacanciers pour déjeuner en famille. Les grottes féeriques et le cap d’Aokas sont les sites les plus visités dans cette région de l’Est béjaoui. Tichy, cette station balnéaire, mondialement connue, est très prisée par les vacanciers. Le village touristique Capritour, situé dans la commune voisine de Boukhelifa, est envahi par les touristes à chaque saison estivale. Béjaïa-ville a son propre charme, attirant les touristes avec son Cap Carbon, son parc naturel de Gouraya et sa place Gueydon. La côte Ouest, cette autre partie du littoral de Béjaïa est aussi un lieu privilégié des vacanciers qui optent pour Béjaïa. Tighremt, Saket, Boulimat sont de belles plages qui ne se refusent pas pour un bon bronzage et, bien entendu, un plongeon en mer. S’étendant sur plusieurs kilomètres, les plages de la côte Ouest s’abritent dans des criques où les montagnes s’enfoncent directement dans une mer limpide d’un bleu profond. La wilaya de Béjaïa est certes prisée en été mais les décharges sauvages, à l’image de la décharge balnéaire d’Aokas, tendent à repousser les touristes vers d’autres régions, ce qui ne semble pas inquiéter les autorités.

  A. Gana