45 cas d’intoxication alimentaire depuis janvier

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Du 1er au 10 juin, la Direction du commerce, en collaboration avec la chambre du commerce et de l’industrie de Tikjda, les services de la DSP, ceux de L’ADE et des vétérinaires de la wilaya, organise des journées de sensibilisation sur les risques d’intoxications alimentaires.

Au stand dressé par la Direction du commerce, des dépliants sont remis aux visiteurs attirant leur attention sur ces risques et le moyen de les éviter. Concernant, par exemple, la viande hachée, la Direction du commerce, sous la forme d’un communiqué donne une dizaine de conseils pour une bonne préparation de ce plat carné. En voici quelques-uns : Le plat est préparé à la demande du consommateur. La viande, bovine, doit être fraiche. Sa conservation doit être comprise entre zéro et 3 degrés. Ne pas hacher la viande surgelée. Le boucher doit recevoir tous les six mois un contrôle médical. Concernant le merguez, le communiqué émanant de la même direction se décline en cinq recommandations, conformément au décret ministériel du 26 février 97. Il est exigé par exemple, que le produit concerné ne doit pas contenir plus de 27% de matière grasse et de 5% de nerfs et de tendons, qu’il ne doit pas être commercialisé en dehors des locaux commerciaux et que sa conservation doit se faire entre 4 et 8°. Une caravane sillonnera les quarante-cinq communes de la wilaya pour que la population prenne conscience des risques liés à une consommation où ces règles d’hygiène ne sont pas observées. « Ainsi, procédons-nous chaque année à l’approche de la saison estivale », notait Melle Yahiaoui Nassima qui expliquait en quoi consistent ces règles. Au stand tenu par les services de la DSP, les statistiques montrent par comparaison avec les quatre dernières années que la situation en matière alimentaire suit une courbe en dents de scie. Par exemple, alors que ces mêmes services enregistraient 135 cas en 2012 et 95 en 2013, ce sont 201 cas qui sont enregistrés en 2014 et 45 cas entre le 1er janvier et le 31 mai 2015. Des pics qui ont été recensés en 2014. Le plus grand nombre de cas a été enregistré du côté de Boukram avec 57 cas, Aomar avec 43 cas et Gherouma avec 63 cas. Les repas familiaux pris lors des fêtes seraient la cause de ces maladies, observait le responsable de ces services. Les pâtisseries occuperaient une place de choix dans ces cas d’intoxication. Au laboratoire de contrôle de la qualité la participation à ces journées est toute symbolique, car ce service n’est pas encore fonctionnel. Installé à Sour E Ghozlane, il souffre d’un déficit en moyens matériels et humains, selon une des responsables. Celui de la Direction du commerce, lui, est bel et bien fonctionnel et le personnel expliquait comment on fait l’analyse physico-chimique et l’analyse macrobiotique des produits de consommation, qu’ils soient de nature liquide comme les boissons, le lait, l’huile ou de nature plus constante comme les farines, les gâteaux, etc. Les enquêtes et les prélèvements se font auprès des unités de production, des locaux commerciaux,… Au labo de l’ADE, c’est le contrôle de la qualité des eaux qui retient l’attention, car les maladies à transmission hydrique, les fameuses MTH, bête noire de nombreux secteurs, n’attendent que l’été et un petit relâchement dans la surveillance pour se manifester. Le service des vétérinaires est également présent, car, des maladies transmissibles à l’homme par certains animaux (les zoonoses) n’attendent, elles, que l’été pour pointer du nez. 

               Aziz Bey 

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