Frikat 90% du cheptel a été touché par l’opération – La vaccination contre la fièvre aphteuse achevée

" On peut dire que la vaccination contre la fièvre aphteuse bovine est presque terminée. Ouverte le vingt-deux avril dernier, plus de 90 % de notre cheptel a été déjà pris en charge.

C’est une campagne de rappel gratuite car, déjà la plupart des bovins ont été vaccinés en novembre dernier », nous répondra à ce sujet M. Fellahi, le responsable du bureau agricole communal. Interrogé s’il y a eu tout de même un certain engouement de la part des éleveurs, il nous confiera que depuis l’épizootie de l’été dernier quand, dans cette commune, plus d’une vingtaine de bêtes avait succombé les éleveurs s’empressent à présenter leur bétail aux vétérinaires de passage dans tous les villages. On croit savoir que cette énième campagne de rappel est clôturée dans les trois communes faisant partie de la subdivision agricole de Draâ El-Mizan, à savoir Frikat, Ain Zaouia et Draâ El-Mizan. Il faut dire que cette daïra a, quand même, un nombre important de bêtes réparti sur les trois communes, avec une prédominance à Ain Zaouia, connue pour sa vocation agricole. Pour le moment, nous ajoutera notre interlocuteur, les regards sont braqués sur la campagne moissons-battages.  » L’opération est préparée de manière ordinaire. Bientôt, elle sera lancée. Nous souhaitons que les moissonneuses-batteuses seront en nombre suffisant d’autant plus qu’elle interviendra au mois de Ramadan », nous expliquera-t-il. À la question de savoir si la récolte ne serait pas altérée du fait que la pluie n’est pas tombée pratiquement depuis le début du mois d’avril, notre interlocuteur estimera qu’elle sera acceptable.  » Ce n’est pas vraiment grave parce que les graines ont été formées bien avant ce manque de pluie. Je peux dire aussi que, cette saison, juste après la caravane céréalière, nombreux sont les céréaliculteurs qui ont suivi les conseils en matière de désherbage et autres soins prodigués aux cultures céréalières « , conclura le même interlocuteur. Notons, enfin, que la superficie emblavée (blé et orge) dépasse largement les 500 hectares en plus de 500 autres retenus pour le fourrage, d’autant plus que cet aliment pour bétail a coûté trop cher aux éleveurs avec une botte de foin à 1 200 dinars au lieu du prix habituel de 400 dinars.

  Amar Ouramdane