Le réfectoire de la cantine scolaire d’Aït Zellal a vu une affluence de jeunes et de moins jeunes durant la conférence que le Dr Benamar (activant au sein du SIAJ de la wilaya de Tizi Ouzou) a animés, en collaboration avec le comité de village et le représentant de l’APC de Souama et avec le concours de la maison de jeunes de Djemaâ Saharidj, sur les dangers qui guettent la jeunesse particulièrement : la toxicomanie.Ceci entrant dans le cadre des contacts de proximité préconisés par le SIAJ, le docteur a rappelé qu’“Il est temps de se rapprocher de la jeunesse pour l’écouter et l’aider. Ils ont besoin de nous, soyons à leurs côtés”.La projection de photos et de textes en rapport avec les méfaits de la drogue a servi de support à des explications franches et détaillées avec le langage approprié à l’auditoire juvénile qui était là. Chaque image a été décortiquée et chaque texte expliqué avec des détails aprofondis et des orientations que la jeunesse attendait depuis longtemps. Il faut reconnaître que le docteur n’a pas eu besoin d’être convaincant, car le silence qui a régné durant la conférence a démontré aisément que tout le monde avait soif de savoir et d’informations. `L’initiative prise par le comité de village en organisant cette rencontre doit se renouveler à tous les niveaux et à destination de toutes les couches de la population qui ont vraiment besoin d’être informées.Il serait bénéfique que les sujets les plus divers soient débattus, de la toxicomanie aux maladies endémiques, sans oublier que le milieu féminin a besoin, lui aussi, de journées spécialement organisées pour lui, surtout dans le domaine de la protection maternelle et infantile, sujet important en raison de la ruralité spécifique de la région.Durant la cérémonie d’ouverture de la conférence, le président du comité, M. Menouche, a tenu à rappeler que ce genre d’initiative sera renouvelé dès qu’une occasion se présentera, partant du principe que l’APC, se déclarant solidaire, apportera son appui à chaque fois que l’on solliciterait ses services.Le représentant du SIAJ a déploré que le numéro “116” ne soit plus en service, ce numéro avait rendu beaucoup de services aux jeunes qui pouvaient appeler à tout moment et obtenir le soutien d’un médecin ou d’un psychologue durant les moments de détresse. Le docteur a tenu à préciser que “les jeunes, qui se réfugient dans la drogue, sont ceux qui n’ont pas trouvé de secours durant leur détresse. Il est temps que la société les prenne en charge”. La cellule d’écoute du SIAJ se chargeait de cette fonction avant que le numéro de liaison avec la jeunesse ne fût plongé dans un silence léthargique dû à un problème financier.
Sofiane M.
