L’échelle des valeurs dans notre société et dans le milieu estudiantin en particulier, s’est inversée et a sombré dans une effroyable décadence. La triche et les tricheurs, élevés au rang de « vertu » pour la première, et de « victimes » pour les seconds, c’est du moins ce qui a été constaté au niveau du département de Droit et des sciences juridiques de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira. Ainsi, dans la matinée d’avant-hier lundi, un étudiant dudit département a été pris en flagrant délit de triche par l’un des surveillants. Aussitôt pris, aussitôt sanctionné par l’administration, laquelle lui a dressé un rapport visant à le faire comparaître devant un conseil de discipline. Jusque-là rien de bien étonnant… Mais il se trouve que l’étudiant indélicat, qui s’est avéré être un récidiviste, ameutera le lendemain sa « bande » d’amis, en fermant le siège de l’administration du département de Droit, empêchant ainsi les étudiants de passer leurs examens, notamment ceux du Master. Pis encore, cet étudiant et ses compères ont exigé que l’examen soit annulé et que le rapport incriminant l’individu en question soit passé sous silence. Bref, on nageait en plein délire ! Mais les choses se sont envenimées lorsque les étudiants qui venaient tranquillement passer leur examen ont refusé le « diktat » des étudiants grévistes. C’est là que ces derniers ont haussé le ton et il y a eu lieu quelques escarmouches et autres joutes verbales entre les deux parties. Fort heureusement, le service d’ordre avait vite fait de reprendre les choses en main et éviter que la situation ne dégénère. Certains enseignants ont fait part de leur indignation et condamnent fermement ce qu’ils ont qualifié de « dérapages » et ont interpellé le recteur de la faculté dans le but de « prendre ses responsabilité et mettre un terme à cette débandade ».
R. B.
