Les statistiques relatives aux morsures animales de diverses origines recueillies auprès d’une source autorisée ont connu une nette progression à travers les communes de la daïra de Kherrata, et ce, dans la période allant du 1er janvier à la mi-juin de cette année, atteignant 56 cas pour Kherrata et 17 pour celle de Draâ El-Caïd.
Avec cette évolution, ces chiffres peuvent connaître une augmentation d’ici la fin de l’année 2015 par rapport à ceux enregistrés en 2014, qui sont respectivement de 79 et 22 morsures. La particularité de ces cas est le fait qu’ils sont causés pour la plupart par des chiens. A titre d’exemple, pour la période du 1er trimestre 2015 seulement, il a atteint un taux de 68,56% de morsures enregistrées, alors que pour l’année 2014, il est de 71,56%, suivis de morsures de chats à un degré moindre, deux compagnons les plus proches de l’Homme, ainsi que par quelques animaux sauvages, tels le sanglier, le singe, l’âne et le chacal dont le nombre de personnes mordues se limite à une ou deux morsures, mais elles sont tout de même aussi dangereuses. En ce qui concerne le volet sanitaire, une prise en charge effective des patients est assurée par l’Etablissement public hospitalier de Kherrata à travers les différentes phases de traitement, allant de la sérothérapie, la vaccination et les soins de la morsure, accompagnés par la suite d’un suivi par le service de vaccinations de l’EPSP au niveau du domicile du patient jusqu’à sa guérison totale. Ce qui a permis, d’ailleurs, de n’enregistrer aucun cas de rage au niveau des communes de Kherrata et de Draâ El-Caïd durant ces mêmes périodes.
Parallèlement à ce dispositif de prévention instauré au sein de ces établissements de santé publique, dont les efforts déployés dans la lutte contre les risques d’apparition de maladies véhiculés par les morsures de ces espèces d’animaux sont à souligner, il est important de mettre en relief également le rôle des B. H. C. des communes en matière de santé publique, dont les actions qui leur sont dévolues doivent être permanentes et non ponctuelles en fonction des conjonctures qui se présentent. Dans ce domaine, figurent notamment les mesures de lutte contre les maladies endémiques ou contagieuses, d’empêcher la divagation des animaux malfaisants ou nuisibles, la lutte contre les maladies transmissibles par les animaux errants à travers des campagnes d’abattages. La mobilisation de tous les acteurs publics, tendant à préserver la santé du citoyen, ne suffit pas à elle seule. Ce dernier doit lui aussi s’en impliquer pour parer à tout risque de maladies auquel il est exposé et de prendre conscience que l’indifférence qu’il manifeste le plus souvent à son environnement immédiat en matière de la préservation de sa santé peut avoir des effets néfastes sur la sienne et celle d’autrui, avec toutes les incidences financières que nécessite une telle prise en charge sanitaire, surtout lorsqu’il s’agit de maladies dangereuses causées par des morsures animales.
Slimane Zidane

