Arrestation de deux éléments d’un réseau de soutien à l'ex-gspc

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Toujours sur le qui-vive dans les zones sensibles du littoral Est de Boumerdès, les membres des services spéciaux de sécurité ont arrêté, le week-end dernier, deux individus fortement suspectés de liens avec le terrorisme.

Leur arrestation a eu lieu précisément près du village de Sahel Boubarak, ont indiqué des sources sécuritaires. Comme d’autres actions similaires, celle-ci est le fruit d’un travail de renseignement ayant impliqué les agents de liaison de l’ANP et de la BMPG et des repentis. Les deux suspects, âgés de 24 et 27 ans, ont été appréhendés alors qu’ils venaient d’entrer en contact avec les éléments d’une serriate sanguinaire écumant l’un des massifs avoisinants de Sidi-Daoud. D’autant que l’un d’entre eux, méthodiquement suivi par des agents spéciaux de l’ANP, n’est autre que le frère d’un ancien terroriste de Katibet El Ansar, prénommé Abbas. Mettant à profit rapidement leurs aveux, les services locaux de sécurité ont déjà déjoué des représailles qui allaient être planifiées contre de nombreux vignerons et autres fellahs dans cette contrée, cet été a-t-on laissé entendre. Ne permettant aucun répit à ces résidus du terrorisme, qui profitent de la moindre occasion pour racketter des particuliers et se renforcer davantage, les patrouilles militaires locales demeurent aux aguets, dans ces coins de montagnes de Ghzerwal, Mazer et Mizrana. Ayant souvent affaire à des groupuscules sanguinaires de trois à cinq éléments, le commandement local de l’ANP privilégie la planification des embuscades contre eux, dès qu’ils sont signalés, expliquera un ancien patriote de la région, précisant d’ailleurs qu’au moins trois terroristes sont constamment traqués, depuis une semaine, dans ces maquis à cheval entre Sidi-Daoud et Ouled Aissa. L’on s’attend logiquement à leur neutralisation, à court ou moyen terme, par les services locaux de sécurité en position d’attaque. Pour rappel, plus d’une vingtaine d’éléments de Katibet El Ansar ont été anéantis, dans des circonstances similaires, en moins d’une année, toujours à l’Est de Boumerdès. A commencer par l’élimination de l’émir de cette phalange sanguinaire, Gouri Abdelmalek, Alias Khaled Abou Souleimane, et deux de ses acolytes. Une embuscade spectaculaire qui avait sonné le glas de cette organisation terroriste islamiste. Fortement amoindrie encore, après ces pertes humaines successives, ces derniers mois, elle n’a pu renforcer ses rangs par de nouvelles recrues en nombre assez important comme naguère, a-t-on analysé.

Salim Haddou

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