La situation se corse à l’APC

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La situation de blocage qui prévaut à l’APC d’Ait Yahia depuis maintenant plus de deux mois devient de plus en plus tendue et risque d’échapper aux principaux protagonistes. Les positions du maire et d’une dizaine d’élus qui demandent son départ demeurent tendues, et risquent même de s’exacerber. Par affiches interposées, collées sur les murs de la commune, chacun essaie de convaincre les électeurs du bien fondé de ses actes. Jusqu’à maintenant, la population, restée dans l’expectative, s’est contentée d’observer l’évolution de ce qu’on peut maintenant appeler «l’affaire de l’APC». Rien ne dit qu’elle acceptera un statu quo qui commence à lui peser. Nous en voulons pour preuve, le dérapage survenu lors de la dernière assemblée où certains élus opposés au P/APC auraient été malmenés, nous rapportent des témoins, par quelques personnes du public venu assister à la réunion. Suite à cela, plusieurs plaintes pour «agression», «injures», «menace de mort» et autre «diffamation», suite aux incidents qui se sont produits au niveau de la salle de délibération de l’APC, ont été déposées par les victimes, au tribunal de Aïn El Hammam. Ce blocage survient, malheureusement, alors que la population avait placé ses espoirs en ses élus pout lui insuffler une nouvelle dynamique, favorable à son développement. Des déclarations contradictoires de chaque partie, visant à leur expliquer les tenants et les aboutissants de cette situation, ont été placardées sur les murs à travers le chef-lieu. Pendant ce temps, aucune délibération à même de débloquer un quelconque projet n’est possible tant que l’opposition, dont la principale revendication est le départ du premier magistrat de la commune, refuse de siéger. Ce que le P/APC semble ne pas envisager, pour le moment. Chose qui, indubitablement, ne laisse pas la population sans réaction. La situation peut s’aggraver et sortir du cadre de la mairie pour déborder sur la rue. Ce qui s’est produit jeudi dernier, lors de la dernière assemblée générale, en est la preuve. Une bataille rangée a été évitée de justesse. Une intervention des autorités pour ramener le calme avant qu’il ne soit trop tard est vivement souhaitée dans l’intérêt de la population et de l’ordre public. Quelle que soit l’issue de cette crise, il n’y aura ni vainqueur ni vaincu parmi les antagonistes. La population sera la seule perdante.

A.O.T.

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