Le poulet vendu dans des conditions d’hygiène lamentables

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Les points de vente informels de volailles se sont multipliés, ces derniers temps, au chef-lieu communal de Chorfa. L’écoulement au noir et au mépris des règles d’hygiène de poulets sur les accotements de la RN26, qui passe par cette localité se fait au vu et au su de tout le monde, nonobstant tous les dangers d’intoxication qui pèsent sur les consommateurs, lesquels encouragent, malheureusement, avec leur fièvre « acheteuse » et leur insouciance ce genre de pratiques, en se permettant des volailles ne bénéficiant d’aucun contrôle sanitaire.

Durant ce Ramadhan, nous avons dénombré dans ce marché informel installé sur les accotements de la RN26, pas moins de 7 points de vente de poulets vivants, évoluant dans une insalubrité indescriptible. Il y a, sans doute, le prix abordable du poulet qui attire les clients, en particulier ceux aux revenus faible et moyen, qui considèrent cela comme une aubaine du moment que le poulet est vendu à 220 DA/kg, alors que celui qui est sorti des abattoirs avicoles, emballé et frigorifié dans les commerces de volailles, coûte entre 330 et 350 DA/kg. Et c’est cette différence des prix qui attire les clients au détriment de l’hygiène.

Dans ces endroits aménagés à l’air libre et sous une chaleur accablante, les poulets sont préparés à la vente dans des conditions d’insalubrité tel qu’il est impossible à un citoyen averti de consommer ne serait-ce qu’une bouchée de leur viande. Ainsi, à la demande du client, le poulet est abattu et mis dans un récipient d’eau bouillonnante pourrie et sentant mauvais, de surcroît, et ce afin de faciliter son plumage. Il est ensuite introduit dans une plumeuse dégoulinante de sang coagulé et à la fin de cette opération kafkaïenne, il est mis dans un sachet noir et tendu au client qui paye rubis sur l’ongle un poulet puant et égouttant de sang.

Y. S.

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