Saharidj : Annexe de la formation professionnelle – À quand un statut de direction autonome ?

Opérationnelle depuis septembre 2007, l’annexe de la formation professionnelle de Saharidj, mitoyenne du lycée et dépendant administrativement du CFPA de M’Chedallah, ne cesse de prendre son essor et fonctionner à plein régime au point où la tutelle a jugé nécessaire de procéder à son extension.

Elle a été élargie par 02 ateliers et 02 salles de cours supplémentaires, en plus d’une cantine lancée en 2011 et réceptionnée depuis le début de l’année en cours. À l’heure actuelle, cette annexe est composée de 04 ateliers et 04 salles de cours, 02 laboratoires informatiques et un bloque administratif, une bâche à eau et 02 chaufferies. Ce qui revient à conclure que sur le plan infrastructure, elle a atteint l’envergure d’une direction autonome à part entière sans qu’elle ne soit régularisée sur le volet administratif par un décret de changement de statut. Ceci malgré les engagements de l’ex-wali, M. Ali Bouguerra, et du directeur de wilaya de la formation professionnelle (DFP) de cette époque, après qu’ils eurent été interpellés à ce sujet par les citoyens de cette municipalité. Il convient de signaler, sur un autre volet, que cette institution des plus névralgiques est d’une capacité d’accueil de 100 places pédagogiques.

Son implantation a réduit sensiblement les retombées des déperditions scolaires en offrant aux stagiaires, nombreux à solliciter des formations professionnelles, d’autres débouchés. Cette annexe du CFPA propose à l’heure actuelle pas moins de six (06) filières, à savoir : l’informatique (exploitant), la couture, l’habit traditionnel, l’horticulture, l’apiculture, tissage traditionnel et enfin l’électricité-auto. Cependant, à l’instar de toutes les institutions étatiques de la région, elle accuse quelques insuffisances qui se répercutent négativement sur son rendement. La plus ressentie est celle du transport presque inexistant, laquelle pénalise durement les jeunes des villages éloignés, notamment ceux de haute montagne, tels qu’Ath Oualvane, Ath Hamad, Ath Illithen et Imesdhourar.

La plus proche de ces agglomérations se trouve à 05 Kms et la plus éloignée est distante de 15 Kms. De plus, l’itinéraire qui dessert ces villages est très peu fréquenté par les transporteurs collectifs de voyageurs. Ceci d’autant plus que ce sont surtout les filles qui affichent leur désir de s’inscrire dans cette institution de la formation professionnelle pour s’extraire au chômage et échapper à l’oisiveté de ces contrées isolées du pays profond. La contrainte suivante est celle du non raccordement au gaz naturel, bien que le réseau de distribution longe son mur d’enceinte. Toutes ces carences doivent être solutionnées durant la rentrée prochaine, pour permettre à cette annexe de mener à bien sa mission d’une importance capitale pour les jeunes filles et garçons éjectés du cycle scolaire d’acquérir un métier et éviter d’aller grossir les rangs des chômeurs.

Oulaid Soualah