Les 19 locaux commerciaux de l’ex-galerie de souk El fellah, situés au quartier de Tazayart dans le chef-lieu d’Ighil Ali, continuent de défrayer la chronique dans cette localité. En effet, livrés par le passé pour finir clos à présent, ces locaux sont transformés en lieu de beuverie, où s’entassent des monticules de canettes de bière usagées dans une saleté indescriptible.
Ces lieux, qui abritaient quelques activités commerciales il y a quelques mois, ont fini par être désertés par les quelques exploitants téméraires, car ils ne pouvaient plus y travailler à cause de l’insécurité qui y régnait. Aujourd’hui, ces locaux, au nombre de 19, se trouvent fermés pour quelques-uns et saccagés pour d’autres. »C’est un véritable gâchis que de constater des locaux comme ça sans aucune activité. Des millions de dinars y sont investis pour rien! », fulmine un citoyen de la localité.
Notre interlocuteur n’est pas le seul à dénoncer cette situation désolante, même les autorités communales se désolent de constater le sort réservé à ces locaux à usage commercial et artisanal. »Du moment que ces locaux restent sans aucune exploitation, autant les récupérer pour les besoins d’élargissement de l’administration! », préconise un responsable. Effectivement, au chef-lieu communal d’Ighil Ali, beaucoup d’entités administratives et de sociétés publiques n’ont aucune représentation. À l’exemple de la Sonelgaz, l’Algérienne des eaux, l’ANEM, les recettes des impôts, la CASNOS,…tous ces services brillent par leur absence. Ce qui oblige, à chaque fois, les habitants de la commune à se déplacer ailleurs, comme vers Tazmalt ou Akbou, pour les besoins de prestations administratives ou pour les réclamations et paiement des différentes factures…
S.Y.
