Tichy, une ville à l’arrêt

Voilà une commune qui s’enfonce davantage de jour en jour. Alors que partout ailleurs dans les autres communes de la wilaya, le développement va crescendo, ici on semble s’accommoder de la situation. Le citoyen en marge ou alors par dépit, reste passif, à croire qu’il se complaît dans ce bourbier (c’en est un) pourtant, à écouter l’agora dans sa majorité, le mécontentement est général. En effet, pour ne citer que quelques exemples parmi tant d’autres, de l’immobilisme qui caractérise cette municipalité, (ici on ne fait mine de bouger qu’à l’approche d’une élection), il est utile de s’arrêter un moment sur les rares chantiers dont la commune a bénéficié et faire une halte sur ce que tous ici, appellent les éternels travaux. Commençons par un chantier et pas de moindres, celui de la construction du stade de foot à Baccaro (cité Bensaïd). Voilà un chantier qui a fait beaucoup parler de lui. Lancé en 2003 avec au départ une enveloppe de deux millions de dinars, suivi une année plus tard d’une autre enveloppe de deux millions de dinars et enfin en 2005 d’une troisième enveloppe de deux millions et demi de dinars. Avec ce montant de six millions et demi de dinars (six cent cinquante millions de centimes) et trois années plus tard, rien n’a été réalisé, le chantier est toujours un terrain vague où seul subsistent les restes d’un soubassement périphérique en béton réalisé par une entreprise privée qui se démène d’ailleurs dans une bureaucratie étouffante pour faire valoir ses droits. A l’heure actuelle les travaux sont à l’arrêt pour non payement des prestations. On nous dit que si ce projet est à l’arrêt, c’est parce qu’il nécessite pour sa finalisation une enveloppe de quarante (40) millions de dinars. Mais alors pourquoi avoir jeté autant d’argent pour un ouvrage qui ne verra pas le jour de sitôt ?Aux dernières nouvelles, le maire aurait même refusé d’injecter de l’argent supplémentaire pour continuer les travaux. Les autres chantiers qui devraient voir le jour sont envoyés aux calendes grecques. A l’image de cette maison de jeunes que la mairie a voulu ériger, bon gré mal gré à la cité Bensaïd, coût global, sept millions de dinars, lancée elle aussi en 2004, à l’arrêt actuellement pour des raisons que l’on ignore, ou encore cette piste Tizi Ahmed, Aït Driss et Tizi Ahmed Targaâ. Si ces deux opérations ne sont pas encore lancées, c’est parce que l’APC est toujours en situation de blocage. L’absence d’une commission communale des marchés ou des autres commission non encore installées, depuis les dernières élections municipales partielles, rendent impossible le lancement des travaux et même le fonctionnement normal de cette assemblée. Quant aux autres chantiers, à savoir l’élargissement de la route nationale dans le village ou l’alimentation en gaz de ville, il est utopique de penser que ces derniers seront réceptionnés avant l’été prochain comme on nous l’a claironné depuis déjà cinq ans. Ces deux chantiers sont à l’arrêt même s’il y a eu depuis quelques jours un semblant de redémarrage des travaux.

A. M.