Il fait très chaud ces derniers jours. La canicule continue de sévir, avec des températures dépassant les 40 degrés. Dans la commune de Chorfa, les habitants souffrent énormément de cette "fournaise" qui dure, depuis plusieurs jours.
Dans les différentes rues du chef-lieu communal, les passants pressent le pas pour échapper à un soleil qui brûle la peau. Les cafés, pour leur part, se trouvent pris d’assaut par les consommateurs, à la recherche de boissons rafraîchissantes. Les points de vente de glaces ne sont pas, non plus en reste, puisqu’ils ne désemplissent pas à longueur de journée, où adultes comme enfants s’achètent des cornets et autres boîtes de glaces pour se rafraîchir. Les points ombrageux sont tous occupés par les citoyens, qui trouvent que l’été de cette année est particulièrement chaud. Tout le monde, ici, s’accorde à dire que nous sommes en plein période de « Smayem », qui veut dire canicule coïncidant avec la période allant du 25 juillet au 29 Août du calendrier julien. Cette période caniculaire est consignée dans l’extraordinaire calendrier agraire Berbère, conçu sur le volet empirique, par une communauté paysanne, qui avait l’esprit « scientifique », puisque ce calendrier fut créé sur la base de l’observation des phénomènes naturels.
Qu’à cela ne tienne! En tout cas, dans cette commune, comme il est le cas ailleurs, les citoyens tentent, avec les moyens dont ils disposent, de rendre moins accablante toute cette chaleur leur compliquant la vie. En conséquence à cette chaleur suffocante, les habitants ont tendance à consommer beaucoup plus d’eau que d’habitude pour éviter, justement, la déshydratation. Néanmoins, nous avons constaté une ruade ininterrompue sur les fontaines publiques que compte cette commune de Chorfa. A l’exemple de ces deux fontaines, qui sont situées sur les abords de la RN26 desservant cette localité connaissent un rush quotidien de la part des automobilistes.
Des dizaines de conducteurs, seuls ou accompagnés, marquent une halte à hauteur de ces fontaines pour se désaltérer, se mouiller la tête et remplir, dans la foulée, des bouteilles ou des jerricans de cette eau fraîche captée à partir des sources naturelles, lesquelles pullulent dans cette région recélant une richesse hydrique insoupçonnée avec une nappe phréatique énorme, à en croire une source de l’APC. Les fontaines, mises en service par des personnes charitables, constituent une aubaine pour les centaines d’automobilistes, qui empruntent journellement ce tronçon de la RN26 qui passe par Chorfa. Néanmoins, il est à déplorer la rareté des fontaines publiques dans toute la daïra de M’Chedallah. Toutefois, sait-on, au moins, qu’une fontaine publique bien conçue pourrait constituer une curiosité pour les visiteurs, et s’avérer être l’un des éléments d’identité patrimoniale pour une localité?
Y. Samir
