Les avis recueillis auprès de plusieurs habitants de Kherrata sont unanimes au sujet de la vague de la chaleur caniculaire exceptionnelle. Cette dernière sévit dans la ville et ses environs, depuis le début du mois de juillet à ce jour et a atteint des pics inhabituels par rapport à la même période des années précédentes. «De mémoire d’homme nous n’avons jamais connu des pics de chaleurs aussi élevés» lâche, époumoné un octogénaire. Le phénomène nouveau qui vient s’ajouter à cette température étouffante qui perdure, est le taux d’humidité très élevé auquel la population n’est pas habituée, à tel point que la conjugaison de ces aléas naturels exposent le corps humain à des épreuves difficilement supportables à longueur de journées, surtout pour les personnes âgées et les enfants. Fort heureusement, les quelques orages passagers qui ont eu lieu la semaine dernière dans cette région, suivis d’averses de courtes durées, mais salvatrices ont donné place à une certaine fraîcheur, pendant quelques jours seulement, puisque la température n’a pas pour autant baissé; au contraire, elle s’est de nouveau installée à travers tout le territoire de la commune et les localités environnantes. Ces phénomènes naturels ont, également des répercussions néfastes sur l’agriculture par les dommages subis par les cultures et fruits de la saison et risque si ils perdurent, de toucher d’autres filières de ce secteur et pourraient, en outre, influer négativement sur les ressources hydriques en général et les nappes phréatiques en particulier, en l’absence de précipitations conséquentes. Des questionnements se posent quant aux causes de tels phénomènes, qui seraient dus, probablement, aux bouleversements climatiques, des effets nuisibles, dont l’Homme est en partie responsable, et donc subira inévitablement les conséquences à travers la dégradation de son environnement.
Slimane Zidane
