Le SNCCOPEN menace de boycotter la prochaine rentrée scolaire

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La prochaine rentrée scolaire risque d’être houleuse. Après la menace des intendants de l’éducation de reprendre la protesta dès le début septembre, c’est au tour des corps communs et ouvriers professionnels de l’éducation de monter au créneau.

En effet, le syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’éducation nationale (SNCCOPEN) brandit la menace de boycotter la prochaine rentrée scolaire. Cette organisation syndicale veut, à travers cette action de contestation, dénoncer la marginalisation et l’indifférence dont font l’objet pas moins de 200 000 travailleurs de l’éducation, et de faire valoir par la même occasion leurs revendications restées en suspens à ce jour.

Cette menace a été brandie pas le président du syndicat national des corps communs et OP de l’éducation nationale, à l’issue de l’ouverture de l’université d’été dans la wilaya de Boumerdès. Ce syndicat a dénoncé le fait qu’il soit marginalisé par la tutelle dans la gestion des œuvres sociales de l’éducation, «ce qui a privé les catégories marginalisées de travailleurs de bénéficier de leurs droits», a déploré la même source. Le SNCCOPEN a appelé les travailleurs de l’éducation nationale à se mobiliser autour de leur base pour défendre les libertés syndicales et défendre aussi leurs revendications « légitimes ».

Il y a lieu de rappeler que le SNCCOPEN réclame «l’obtention du titre de travailleurs de l’éducation conformément au décret exécutif 315/08, la révision de la classification des corps communs et de leurs salaires, l’augmentation de la prime de rendement à 40%, le droit à la formation continue, la révision des horaires, le droit à la retraite après 25 ans de service et une stricte délimitation des missions des ouvriers professionnels».

«Le versement par les œuvres sociales d’un mois de salaire de réserve, l’indemnisation des travailleurs réquisitionnés durant les examens, l’application de la note de titularisation et l’ouverture de nouveaux postes budgétaires, la révision à la hausse des primes dites essentielles, à savoir: la prime de danger, nécessaire aux laborantins qui manipulent des produits chimiques, la prime de transport, la prime de rendement ainsi que la prime de service permanent», figurent également dans la plate-forme de revendications de cette catégorie de travailleurs.

L.O.CH

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