Selon le président de l’APC de Béjaïa, la décharge publique de Boulimat sera définitivement supprimée, dès dimanche prochain. Le centre d’enfouissement technique de Sidi Boudrahem entrera en exploitation sous la gestion d’un établissement public industriel et commercial.
Si le problème de décharge du chef-lieu de wilaya est sur le point d’être réglé ce n’est pas le cas des autres localités. Le problème environnemental de la wilaya de Béjaïa réside dans la multiplication de décharges sauvages alors qu’il y a plus d’un quinquennat de cela, la commission mixte APW-Administration, installée par Bedrici et Ferhat, a fait des propositions dont celle de créer 18 centres d’enfouissement technique pour prendre en charge les déchets d’une quarantaine de communes.
À l’époque, on avait même tenté de convaincre la population, que l’implantation de centres d’enfouissement technique est décidée par rapport au taux d’humidité élevé et au pouvoir calorifique très faible qui imposent ce choix. Mais depuis, rien n’a été fait hormis le CET de Béjaïa qui sera enfin opérationnel. Il y a aussi le CET de Tinebdar prévu au programme qui couvrira toute la région de Sidi Aïch. Dans les communes de Boudjellil et Amalou, les services compétents sont entrés dans la phase d’expropriation des sites retenus.
Mais cela ne représente qu’une petite goutte d’eau dans un océan. La situation lamentable dans laquelle se trouve cette wilaya en la matière fait qu’elle est assimilée à une grande poubelle. La décharge balnéaire d’Aokas, la forestière de Tichy ou encore l’urbaine de Sidi Aïch sont un témoignage édifiant. Le nouveau wali qui sera confronté à un tas de problèmes, résultats de l’incompétence des uns et du laxisme des autres, doit faire de l’éradication des décharges sauvages une priorité.
En effet, si l’action humaine a pu modifier la composition de l’atmosphère terrestre jusqu’à provoquer un réchauffement planétaire, aux conséquences dommageables, seule une nouvelle intervention humaine, en sens opposé fera rentrer les choses dans l’ordre. Les attentes de la population en matière de développement de la wilaya reposent sur les épaules du nouveau wali qui doit effacer toutes les erreurs de l’équipe précédente. Oui, en effet, cela est à imputer à toute une équipe car l’ancien wali a été probablement, jugé compétent par ses chefs qui l’ont muté dans une autre wilaya.
Dans le cas contraire, ils l’auraient relevé. C’est du moins la conclusion logique, quelque part, à laquelle est arrivée la majorité de la population. Pour prouver le contraire aux membres de l’exécutif et aux élus locaux de retrousser les manches pour mettre, enfin, la wilaya de Béjaïa sur les rails du développement. D’ores et déjà il faut penser à débloquer l’assemblée populaire de wilaya, organe suprême de contrôle, et pourvoyeur d’esquisses de projets de développement. Ceci ne dépend pas de l’administration mais de la seule volonté de ses membres.
A. Gana
