Il ne leur est pas facile de vivre avec la canicule, ces habitants de la commune d’Aït R’zine pour ne citer que ceux-ci. A Guendouz, le chef-lieu communal, il faisait une de ces chaleurs en cette journée caniculaire du lundi passé. Cela fait plus d’un mois que le mercure s’affole, en ne descendant jamais à moins de 35° durant la journée! Et ça, les Ath R’zinais, à l’instar de leurs concitoyens du reste du pays, le vivent plutôt mal.
A mesure que l’on s’approche des coups de midi, les rues au niveau de ce grand village commencent à se vider de passants. On presse le pas pour échapper aux lards des rayons solaires, qui tapent sur les nerfs! Pour les plus téméraires, ceux-ci s’emploient à chercher un coin d’ombre dans des rues, où les arbres d’alignement y font défaut. Toutefois, les oliviers sont-là ils « viennent » à la rescousse, avec leur ombre rafraîchissante.
Ces arbres imposants agissent en brise-soleil tout de même! En hiver, les oliviers donnent de l’huile d’olive et en été ils servent de « parasols ». Nonobstant cela, tout le monde se trouve en sueur, car à la chaleur accablante ambiante s’ajoute l’humidité provoquée, surtout, par le barrage de Tichi Haf, même s’il est loin de la localité il n’en demeure pas moins que son influence sur l’atmosphère est loin d’être négligeable. En conséquence à cette « fournaise » quotidienne, les habitants et les visiteurs, en « chercheurs » de fraîcheur, s’attablent dans les cafés que compte ce village pour se rafraîchir, en consommant des boissons fraîches.
Ces lieux ne désemplissent pas à longueur de journées. Les points de vente de glaces sont, à leur tour, pris d’assaut par les consommateurs qui prennent des glaces sous tous les goûts et les couleurs. Nous avons remarqué également, au niveau de ce chef-lieu, point de chute des habitants des 17 villages de la commune, que le transport public de voyageurs commence à se faire désirer, dès que le soleil pointe au zénith. Les transporteurs se font alors rares au grand dam des usagers, qui doivent patienter des dizaines de minutes pour voir se profiler, enfin, un fourgon.
«Il y a grève des transporteurs de voyageurs aujourd’hui ou quoi? » demande un jeune usager à un autre à l’arrêt de fourgons sis à la place publique de Chréa. C’est dire que la canicule, qui sévit depuis des semaines, a chamboulé carrément, les habitudes des habitants, lesquels se trouvent vraiment à bout! Il faisait si chaud, en cette journée de lundi dernier, que l’asphalte de la RN106, qui passe par-là sentait l’odeur du goudron…
Syphax Y.
