Une hausse, bien que légère, est constatée, ces jours-ci, sur le marché de la devise à Aïn El Hammam, une commune connue pour ses nombreux émigrés, pourvoyeurs de la région en Euro. La situation est considérée comme anormale, en cette période, par les cambistes, habitués à enregistrer des baisses avec l’arrivée de nombreux concitoyens résidants à l’étranger, particulièrement en France. La période estivale est souvent mise à profit pour des vacances au bled par nos compatriotes qui ne lésinent pas sur les dépenses, renflouant de ce fait les caisses des commerçants de la région.
Cependant, pour disposer de dinars, nos émigrés, ne passent par les banques qui pratiquent un taux de change inférieur à celui du circuit informel, beaucoup plus avantageux. Les nombreux acheteurs de devises leurs proposent actuellement, un taux préférentiel de 15,80 pour cent. Quant aux sommes recueillies, elles sont revendues aux demandeurs de visas et à d’autres voyageurs vers l’étranger, au taux de16, 00 pour cent. Un cambiste que nous avons interrogé sur cette hausse qu’il avoue ne pas pouvoir expliquer avec certitude, estime qu’elle, «serait liée à la conjoncture internationale, particulièrement la baisse du prix du pétrole».
Et de poursuivre que, «la hausse ira crescendo, avec le départ des hadjis. ». Ce n’est qu’après le période des retours des lieux saints qu’une éventuelle baisse des taux de change pourrait se produire. Ce qui n’est pas sûr, sachant qu’une fois les augmentations enregistrées, les revendeurs ne consentent jamais à baisser «leurs prix». Mais tant que la valeur du dinar continuera à dégringoler, il est fort à parier que le cours de la devise continuera à monter.
A. O. T.
