Une contrainte pour le bon fonctionnement des services

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Rien n’indique, en franchissant l’enceinte du siège de l’APC de Tizi N’tleta, que nous sommes en face d’un bâtiment où s’administrent les affaires de la commune, à commencer par la façade de la bâtisse dont on dit qu’elle a été construite dans la précipitation lors de la création de la commune en 1985.En effet, vu de l’extérieur, ce siège offre une image “hideuse” avec ses murs dépeints tournés à contre-sens de la rue principale du chef-lieu. C’est la conception même du bâtiment qui est remise en cause car celle-ci ne répond pas aux normes d’un bloc administratif. Pire encore, l’exéguïté qui règne à l’intérieur du siège est très frappante au point où l’on n’arrive pas à le distinguer d’un appartement, ce qui a contraint le regroupement de plusieurs services dans un seul bureau. Cette situation, nous l’avons constatée de visu en compagnie du 1er vice-président de l’APC, M. Amar Mokhtari qui, au demeurant, est outré par les conditions de travail auxquelles sont confrontés les fonctionnaires. “Nous voulons un siège à la hauteur de notre commune qui devra bientôt franchir le cap de 18 mille habitants. En plus, il faudra bien qu’on élargisse notre espace de travail pour assurer au mieux un service digne aux citoyens et permettre aussi aux fonctionnaires de sortir du calvaire qu’ils endurent depuis des années”, nous a déclaré notre interlocuteur pour signifier qu’il est temps d’édifier une autre mairie. Pour cela, il semble qu’auparavant des tentatives d’inscrire un tel projet ont bien eu lieu avec même le choix de nouveaux sites adéquats pour abriter une institution publique. Malheureusement, à ce jour, rien n’a été accordé par l’administration, ce qui laisse entendre que les services municipaux devront patienter encore pour sortir de l’étroitesse se conjuguant à un nombre excessif d’agents dans des locaux de 15 m2, comme c’est le cas pour le service de l’urbanisme et de l’action sociale (plus de 5 fonctionnaires dans un bureau). En outre, ce qui est étonnant concerne les membres de l’exécutif communal concentrés à trois dans le bureau du maire pour accomplir leurs tâches. Enfin, il faut signaler que l’APC est dépourvue aussi de salle de délibération, obligeant ainsi les élus à se réunir dans une salle attenante au siège de l’APC tant décrié.

M. Haddadi

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