«Thimoughliwine» contrariée

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Les membres de l’association «Thimoughliwine», créée au mois de mai dernier, viennent de connaître une grande déception suite à l’annulation d’un de leur projet, faisant partie de leur large programme d’action. Choisissant la saison estivale, «Thimoughliwine», en concertation avec son bureau de la wilaya de Tizi-Ouzou, a porté son choix sur Azrou n’Thour, un des pics réputés de la montagne du Djurdjura, pour y organiser un camping de trois jours, sous le thème «Culture et tourisme de montagne». Auparavant, les responsables de l’association avaient pris attache avec Zoubga, Ait Adella et Tirourda, les trois villages principaux de la région, avant de consulter les trois APC d’Illilten, d’Iferhounène et de Aïn El Hammam qui avaient promis d’aider l’association. Tirourda, un village de haute montagne, a ouvert, toutes grandes, ses portes aux visiteurs. En plus de mettre un terrain de camping à leur disposition, les villageois leur avaient même promis aide et assistance. «Très encouragée et motivée par toute cette détermination de la population du Djurdjura, l’association a vite déposé une demande d’autorisation avec fiche technique auprès de la DRAG de Tizi-Ouzou et de la daïra d’Iferhounène, le 27 juillet passé. Son président ainsi que ses membres du bureau national ont été bien reçus par les ministères de Tourisme, de la Culture et celui de la Jeunesse et des sports…», nous dit Naima, la présidente du bureau de «Thimoughliwine» au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou. Elle précise que «le neuf août, au lieu du trois (3) du même mois, comme convenu initialement, le chef de la daïra d’Iferhounène nous fait part de son «avis défavorable» pour des raisons de «sécurité». Il est vrai que l’épisode d’Hervé Gourdel est toujours vivace dans les esprits et que, depuis, toute incursion dans la montagne est considérée par certains comme une aventure risquée. Ce qui n’empêche pas, pourtant, des groupes de jeunes de la région de sillonner la montagne quotidiennement sans être inquiétés. On doit, cependant, «regretter que cette action qui aurait pu constituer un évènement sans précédent dans l’histoire de toute la région du Djurdjura, par son programme très riche qui s’étalerait sur trois jours (programmé pour le 27, 28 et 29 août) avec camping, devienne un rendez-vous raté pour le tourisme de montagne dont on parle tant», conclut un adepte de randonnées dans le Djurdjura.

A.O.T.

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