Les syndicats autonomes de l’éducation nationale ont salué la déclaration du Premier ministre concernant l’introduction de l’enseignement de la langue maternelle dans le préscolaire et les deux premières années du cycle primaire, dans laquelle il a appelé «à ne pas faire l’amalgame entre les propositions d’une commission de pédagogues et d’enseignants et les décisions de l’Etat». L’Unpef et le Cnapest ont effectivement salué la réaction du Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, qui est, selon eux, « intervenu au bon moment pour apporter des éclaircissements concernant cette polémique qui ne fera qu’influer négativement sur le système éducatif ». Ces organisations syndicales ont appelé à cet effet à laisser la parole aux spécialistes dans le domaine, concernant aussi bien l’introduction de la langue maternelle à l’école, que le règlement des dossiers pédagogiques et socioprofessionnels restés en suspens à ce jour. L’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF) a, en effet, salué l’intervention du Premier ministre faite, selon lui, au bon moment pour mettre fin à cette polémique qui a failli conduire le secteur de l’éducation vers le pourrissement. «Le Premier ministre est intervenu au moment propice pour mettre un terme à cette polémique concernant l’introduction de l’enseignement de l’arabe dialectal dans le préscolaire et les deux premières années du cycle primaire», lit-on dans le communiqué de cette entité syndicale. L’Unpef a, à cet effet, salué la réaction du Premier ministre qui n’a fait que calmer les esprits des éducateurs. Néanmoins, ce syndicat rappelle dans le même document que l’Unpef défend sa position avec « conviction », concernant la proposition de la ministre de l’Education relative à l’introduction de la langue maternelle à l’école, indiquant qu’il rejette catégoriquement l’officialisation de la langue maternelle dans le préscolaire et le primaire. Pour plus de précision, l’Unpef a indiqué que les langues maternelles ne contiennent que 3 000 mots, tandis que les langues des autres enfants comportent 16 000 et 50 000 mots. «Le moment est venu pour laisser la parole aux spécialistes», a-t-il préconisé. Pour sa part, le chargé de communication du conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest-Elargi) dira que la déclaration du Premier ministre soutient celle qu’il a faite lors de l’ouverture de la conférence nationale sur l’évaluation de la mise en œuvre de la réforme de l’école. Celui-ci estime que « les responsables du secteur ont lancé ce débat pour ne pas évoquer d’autre problèmes plus sérieux ».
L. O. Challal
