Dès que les opérations de restauration des ruelles et routes de la ville eurent été achevées, les ralentisseurs demandés par les habitants sont installés. C’est le cas de la cité 60 LSP à la sortie vers Tizi-Gheniff sur la RN68. Il faut dire qu’il y a eu même un retard pour l’implantation de ces ralentisseurs communément appelés » dos d’âne », parce que ce tronçon de la route refait depuis plus d’une année a été laissé aux chauffards qui n’hésitaient pas à essayer la puissance du moteur de leurs véhicules. Fort heureusement, aucune victime n’y a été enregistrée. Tout de même, il faudra quand même rappeler qu’au moins trois personnes y ont été blessées. Les riverains sont soulagés de voir l’entreprise installer enfin trois ralentisseurs. » Je suis conductrice, mais je vous assure que quand je regarde de mon balcon, j’ai la chair de poule dès que j’entends le grincement des freins. Combien de fois ai-je vu des lycéens et collégiens échapper à la mort ? Maintenant, avec l’installation de ces ralentisseurs, je constate quand même que les conducteurs lèvent leur pied de l’accélérateur parce qu’ils ont peur d’y laisser un cardan ou même une partie de leur moteur », nous dira cette dame accostée devant l’un des immeubles de ladite cité. Pour les autorités locales, ce n’était pas un cas de négligence, mais il fallait trouver la quantité de bitume nécessaire pour ériger ces ralentisseurs. « Nous avons saisi l’occasion parce que l’entreprise devait colmater les nids-de-poule et remettre à l’état quelques sections déjà abîmées. Alors, on a incorporé l’installation de ces dos d’âne », nous répondra une source locale à ce sujet. À quelques jours de la rentrée scolaire, il est attendu de repeindre tous les passages pour piétons devant les écoles afin de sécuriser les élèves, notamment ceux du primaire. Même si ces dos d’âne causent des désagréments aux automobilistes, il n’en demeure pas moins qu’ils sont devenus indispensables afin d’éviter des conséquences fâcheuses aux piétons. Si besoin est de le rappeler, au début des années 2000, une fillette de six ans avait été écrasée à cet endroit précis alors qu’elle traversait la route pour se rendre à l’épicerie du coin.
Amar Ouramdane
