Une première à L’EPH d’Amizour

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C’est une première pour l’EPH d’Amizour qui vient d’ouvrir pour la première fois un service d’hospitalisation en orthopédie et de réaliser avec réussite la pose d’une prothèse de Moore sur une patiente de 61 ans souffrant d’une fracture du col du fémur.

Cette intervention, première du genre, a été effectuée lundi passé par une équipe de chirurgiens orthopédistes de cet hôpital lesquels ont réalisé une seconde opération sur une double fracture de l’avant bras d’un autre patient. Un début prometteur pour une spécialité médicale qui représente un intérêt considérable en matière de couverture sanitaire spécialisée, surtout avec le nombre d’accidents et de traumatismes qui s’élèvent chaque jour. «Nous avons réalisé cette première qui rentre dans les interventions chirurgicales orthopédiques courantes et dans le cadre de l’urgence, et ce grâce à la contribution de tous, dont le plateau technique, la pharmacie, les équipes médicales d’anesthésie et le personnel paramédical ceci avec l’équipement médical nécessaire que la direction de notre établissement a mis à notre disposition», dira Docteur Zemmouri, orthopédiste chef de service. Cette nouveauté permettra de soulager d’un côté les malades de cette région mais surtout à désengorger le CHU de Béjaïa en matière de prise en charge orthopédique. Avec une équipe de 4 spécialistes en orthopédie, cela apportera un bol d’oxygène à tout le secteur de la santé de la wilaya. Cela ne sera par ailleurs possible qu’avec la dotation de cet hôpital en d’autre matériel médical notamment des tables orthopédiques et un amplificateur de brillance. A ce jour, seul le service orthopédique faisait défaut dans cet hôpital; c’est la raison pour laquelle, il faut le doter de tous les moyens pour assurer une hospitalisation adéquate des malades d’orthopédie. «Nos opérés sont actuellement orientés vers le service de chirurgie générale, par manque d’espace, et cela n’est pas sans causer des désagréments à nos chirurgiens visceralistes et à nous aussi», ajoute notre interlocuteur. Cela dit, cette solution, néanmoins provisoire, est dans un premier temps un moyen ayant permis de prendre en charge cette catégorie, mais il reste que la solution complète et définitive est celle inhérente à la création d’un service d’orthopédie à part entière qui offrira un espace conforme à la pratique de cette spécialité médicale exigeant une rigueur en matière d’hygiène hospitalière. Selon une source de cet hôpital, la création d’un service demande du temps car il s’agit d’une procédure à plusieurs étapes qui arrivera jusqu’à la tutelle à qui revient le dernier mot. Les besoins des populations et des citoyens en prestations de santé doit à priori dépassé ces procédures, toutefois bureaucratiques, car il n’est pas raisonnable d’affecter des spécialistes dans un hôpital qui n’offre pas d’espace nécessaire à la pratique de cette médecine, sachant que c’est la tutelle qui assure les affectations des spécialistes.

N.Touati

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