Les ménages, au niveau de la localité de M’Chedallah, ne sont pas au bout de leur peine. Et pour cause; après les dépenses du mois de carême et de l’Aïd El-Fitr, ils sont contraints de mettre, derechef, la main à la poche pour les différents cadeaux et présents à dédier aux nouveaux mariés pour les fêtes de mariage célébrées, presque chaque jour, dans la localité de M'Chedallah.
à cet effet, ils offrent les plus beaux présents pour ne pas décevoir les mariés, et pour cela il faut payer le prix fort. Comme les familles chez nous sont nombreuses et très affiliées les unes aux autres, il en résulte pour toute la période estivale une dizaine de mariages, en moyenne, à honorer par la présence « obligatoire » avec en sus des cadeaux que l’on devrait offrir sans pour autant rougir avec!
Eh oui, les ménages se voient, carrément, plumés avec ces mariages célébrés à tout bout de champs. «Je ne sais plus où donner de la tête avec tous ces mariages qui me coûtent les yeux de la tête! Non seulement, il faut offrir des cadeaux, mais ceux-ci doivent être vraiment à la hauteur! A la fin, je me retrouve endetté… », déclare un père de famille désillusionné. Beaucoup de familles voient leurs économies fondre comme neige au soleil avec cette succession infernale d’événements lesquels suscitent autant de dépenses.
Le cauchemar n’est pas terminé puisque la rentrée sociale, notamment la rentrée scolaire, les attend au virage! En plus des nouveaux habits pour les enfants, lesquels doivent être présentables pour la rentrée des classes, il y aura aussi les fournitures scolaires qui vont certainement coûter cher à ces gens exsangues! L’on parle, d’ores et déjà de cette cherté qui touche les articles scolaires, et ça fait angoisser les parents. Cependant, ces derniers seront appelés, quelques semaines après la rentrée sociale, à un autre sacrifice lié cette fois-ci, à l’achat du mouton sacrificiel de l’Aïd El-Adha, lequel, selon les échos qui nous sont parvenus, est inaccessible pour de larges pans de la société! En tous les cas, les ménages ont beau économiser, ils se retrouvent, toujours, rattrapés par les dépenses de plus en plus dispendieuses !
Y. Samir

