L’OPGI pointé du doigt

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Le projet des 50 logements retenu dans une opération d’urgence de résorption de l’habitat précaire (RHP), implanté en plein centre-ville du chef-lieu de commune de Chorfa, à une soixantaine de kilomètres à l’Est chef-lieu de la wilaya de Bouira, est à l’abandon depuis plus de deux (02) ans. Cet état de fait laisse dans l’expectative la plus totale, des dizaines de familles occupant un ghetto au cœur de la même ville réalisée par l’administration coloniale aux environs de 1 958 comme l’indique le nom de ce quartier «SAS» (service de l’administration spéciale). Le chantier des 50 logements, qui a été lancé en 2011 est carrément à l’arrêt. La cause ? Et bien c’est suite à une résiliation du marché décidée par l’OPGI (maître de l’œuvre) aux torts exclusifs de l’entreprise de réalisation pour raison de malfaçons sur l’ouvrage et dépassements des délais qui sont de l’ordre de 24 mois, apprend-on auprès d’une source fiable et proche de cet organisme. La même source affirmera que les appels d’offre lancés pour la reprise du reste à réaliser de 30% s’avèrent infructueux. Un groupe de citoyens, qui remarquèrent notre présence ce lundi devant ce projet de 04 blocs de 5 étages chaque, nous aborda en affichant leur courroux face à l’abandon des travaux depuis deux ans dont les gros œuvres soit; l’ossature, les façades et même une partie de la boiserie sont réalisés et auxquels ne manquait que quelques lots secondaires et des corrections à apporter aux malfaçons pour reloger les pauvres familles qui occupent le ghettos en question et continuent à vivre tous les calvaires y réfèrent dus aux affres climatiques, l’insalubrité des chaumières sommairement aménagées par l’administration coloniale où sont parquées les populations évacuées des zones rurales à la manière des «bagnards» avec toutes les retombées de ces lamentables conditions de vie sur leur santé. En effet, les chambres, couloirs et cages d’escaliers sont transformés en lieux de délinquances par des jeunes désœuvrés comme en témoignent les amas de bouteilles de toutes sortes de boissons alcoolisées, de tas de mégots qui laissent supposer que la drogue s’invite aussi en ces lieux. Au niveau du sous-sol, nous constatons avec aberration que des pilons électriques ou ce qui en ressemble ont été coulés dont les supports du béton armé de soutènement, cela en parallèle aux agressions climatiques qui commencent à dégrader ce qui est bâti. Abordé à ce sujet, des élus de l’exécutif communal «s’en lavent les mains» pointant du doigt l’OPGI. Notre question resta sans réponse, sinon un haussement s’épaule en signe d’impuissance. Le maire intérimaire enfonça le clou en affirmant que, tous les projets de réalisation sont à l’arrêt dans cette commune à cause du blocage des factures et situations de travaux que les services techniques locaux de l’habitat n’avalisent plus, depuis le désistement de son poste du subdivisionnaire depuis plusieurs mois et non remplacés à ce jour. Notre interlocuteur affirme que, la municipale est complètement paralysée sur ce volet, en attendant que les autorités daignent se pencher sur le cas de ce projet qui traine depuis deux ans, les riverains continueront à subir les nuisances qui y émanent et les mal-logés à prendre leur mal en patience comptabilisant le nombre de maladies chroniques, qui font des ravages parmi les occupants du centre de concentration auxquels est destiné ce projet d’urgence des 50 logements qui se heurte aux contraintes de la réglementation en vigueurs, ajouté au peu d’empressement des organismes concernés à accélérer les procédures, comme en témoigne l’arrêt des travaux dont la durée est égale à celle du délais de réalisation.

Oulaid Soualah

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